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	<title>neuvi&#232;me art 2.0</title>
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	<description>La revue en ligne de r&#233;f&#233;rence sur la bande dessin&#233;e fran&#231;aise et internationale. Interviews d'auteurs, analyse de planches, dossiers th&#233;matiques, blogs de sp&#233;cialistes. Pour tout savoir sur la bande dessin&#233;e, son patrimoine, son actualit&#233;, ses grands auteurs, son esth&#233;tique.</description>
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		<title>neuvi&#232;me art 2.0</title>
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		<title>animation [cin&#233;ma d']</title>
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		<dc:date>2013-05-05T07:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Pascal Vimenet</dc:creator>



		<description>[avril 2013] &#171; Bande dessin&#233;e &#187; et &#171; cin&#233;ma d'animation &#187; se croisent, convergent et divergent depuis longtemps, au moins depuis la naissance de ces deux termes dans les ann&#233;es 1950 ou sous des intitul&#233;s ant&#233;rieurs qui leur correspondent en partie. Plus sp&#233;cifiquement, la d&#233;finition du cin&#233;ma d'animation renvoie &#224; un processus de composition de mouvement visuel d&#233;pendant d'une succession de phases calcul&#233;es ant&#233;rieurement &#224; sa r&#233;alisation et &#224; son enregistrement image par image. Ce proc&#233;d&#233;, qui repose sur (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;[&lt;i&gt;avril 2013&lt;/i&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Bande dessin&#233;e &#187; et &#171; cin&#233;ma d'animation &#187; se croisent, convergent et divergent depuis longtemps, au moins depuis la naissance de ces deux termes dans les ann&#233;es 1950 ou sous des intitul&#233;s ant&#233;rieurs qui leur correspondent en partie. Plus sp&#233;cifiquement, la d&#233;finition du cin&#233;ma d'animation renvoie &#224; un processus de composition de mouvement visuel d&#233;pendant d'une succession de phases calcul&#233;es ant&#233;rieurement &#224; sa r&#233;alisation et &#224; son enregistrement image par image. Ce proc&#233;d&#233;, qui repose sur un incessant aller-retour entre fixit&#233; et cin&#233;tisme, &#224; la base de tout le principe cin&#233;matographique, explique son obligatoire dialogue avec la bande dessin&#233;e, dont la fixit&#233; est le crit&#232;re commun.
&lt;br /&gt;&#192; la condition de ne pas r&#233;duire le terme de cin&#233;ma d'animation &#224; celui de dessin anim&#233;, qui est le principal m&#233;dium d&#233;clencheur du cin&#233;ma image par image, et de comprendre que le dessin anim&#233; n'est plus un dessin mais, pour paraphraser Deleuze, un dessin-mouvement, il est possible d'affirmer que, depuis leur naissance, les deux champs artistiques produisent des effets de &#171; rem&#233;diation &#187;, autrement dit d'interaction et de r&#233;troaction, entre les techniques graphiques qui leur sont communes. Aussi aborderons-nous cette question plut&#244;t du point de vue de ces allers et retours que d'une stricte g&#233;n&#233;alogie historique ou que d'une rh&#233;torique didactique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Fran&#231;ais &#201;mile Cohl (1857-1938) et l'Am&#233;ricain Winsor McCay (1867-1934) pourraient incarner &#224; eux seuls toutes les probl&#233;matiques de r&#233;flexion autour des rapports qui lient ou d&#233;lient ces deux champs artistiques depuis plus de cent ans. L'un puis l'autre, tour &#224; tour pionniers de la bande dessin&#233;e puis du dessin anim&#233;, se sont pragmatiquement confront&#233;s, d&#232;s l'origine, &#224; ce jeu de va-et-vient et &#224; la difficult&#233; de sa d&#233;finition. Ils en ont m&#234;me invent&#233; l'essentiel des r&#232;gles et des combinaisons.
&lt;br /&gt;Encore est-il n&#233;cessaire d'&#233;liminer un pr&#233;jug&#233; concernant &#201;mile Cohl qui, longtemps, l'a cantonn&#233;, dans les &#233;crits th&#233;oriques sur la bande dessin&#233;e, au seul r&#244;le de pionnier du dessin anim&#233;. Comme l'a d&#233;montr&#233; Alain Boillat, Cohl, d'abord caricaturiste, appartient &#224; une &#233;poque, le XIXe, qui &#171; conna&#238;t un bouleversement d&#233;cisif, li&#233; &#224; la transition de la &#8220;caricature traditionnelle vers un mode d'exposition narrativis&#233;&#8221; &#187; (Crafton, 1990). Boillat prend appui sur la d&#233;finition d'Andr&#233; Gaudreault, dans &lt;i&gt;Du litt&#233;raire au filmique&lt;/i&gt;, qui avance que &#171; La transformation (au sens de modification) pourrait, &#224; la limite, &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme la seule et unique condition de la narrativit&#233; puisque, &#233;tant par d&#233;finition un proc&#232;s, elle implique toujours-d&#233;j&#224; la succession &#187;. Et il &#233;tablit que les dessins m&#233;tamorphiques et l'esth&#233;tique de Cohl, reposant sur des principes de jeux visuels identiques aux jeux de mots, proches de l'esprit des Incoh&#233;rents, ouvrent &#171; la voie &#224; des travaux d'avant-garde ult&#233;rieurs comme ceux de Marcel Duchamp &#187; et font de ses &#171; bandes dessin&#233;es (&#8230;) un maillon essentiel dans l'&#233;volution du langage cr&#233;atif d'&#201;mile Cohl, dont l'&#339;uvre parcourt le spectre trac&#233; par les p&#244;les du fixe et de l'anim&#233;, notamment &#224; travers la repr&#233;sentation d'un univers instable, en perp&#233;tuelles mutations &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La plupart des premiers th&#232;mes trait&#233;s, soit par les &#171; histoires en images &#187;, soit par les dessins anim&#233;s, ont eux-m&#234;mes &#233;t&#233; inspir&#233;s par des &#339;uvres ant&#233;rieures.
&lt;br /&gt;Le voyage lunaire en est une bonne illustration : de Cyrano de Bergerac (&lt;i&gt;L'Histoire comique des Estats et empires de la Lune&lt;/i&gt;, paru en 1657) au dessinateur Cham (&lt;i&gt;Nubis, voyage dans la Lune&lt;/i&gt;, bande dessin&#233;e in&#233;dite), en passant par Jules Verne (&lt;i&gt;De la Terre &#224; la Lune&lt;/i&gt;, 1865), Herbert George Wells (&lt;i&gt;Les Premiers Hommes dans la Lune&lt;/i&gt;, 1901), Georges M&#233;li&#232;s (&lt;i&gt;Le Voyage dans la Lune&lt;/i&gt;, 1902) ou Segundo de Chomon (&lt;i&gt;Nouveau voyage dans la Lune&lt;/i&gt;, 1909), tous ont pu sugg&#233;rer aux futurs b&#233;d&#233;istes ou r&#233;alisateurs un argument de d&#233;part, voire des trames narratives et les mises en forme qu'ils induisent&#8230; De la m&#234;me mani&#232;re, la figure du Pierrot qu'Adolphe Willette emprunte, dit-on, au th&#233;&#226;tre pour fonder sa revue (&lt;i&gt;Le Pierrot&lt;/i&gt;, 1888-1889), est aliment&#233;e, tr&#232;s sch&#233;matiquement, par la figure c&#233;l&#232;bre de la &lt;i&gt;commedia dell'arte&lt;/i&gt; (XVe), ou par la toile de Watteau (1718-1719), et voisine avec celle du &lt;i&gt;Pauvre Pierrot&lt;/i&gt; d'&#201;mile Reynaud (1891), l'une des toutes premi&#232;res pantomimes anim&#233;es r&#233;alis&#233;es pour son Th&#233;&#226;tre optique&#8230; On sait aussi que plusieurs des films anim&#233;s d'&#201;mile Cohl puisent leur inspiration dans certains de ses propres travaux dessin&#233;s ant&#233;rieurs ou dans ceux de ses complices, tels les tableaux d'Alphonse Allais. C'est, par exemple, le cas du &lt;i&gt;Peintre n&#233;o-impressionniste&lt;/i&gt; (1910), que Cohl envisage d'intituler un temps &lt;i&gt;Les Tableaux futuristes et incoh&#233;rents&lt;/i&gt; et qui cite, en mouvement, et en colorisation partielle, un h&#233;ritage graphique et des jeux de mots chromatiques du mouvement des Incoh&#233;rents. Pour Denys Riout, le film est &#171; un brillant plaidoyer pour le dessin &#187;. &#201;mile Cohl en fait un manifeste qui proclame implicitement que, &#171; contrairement &#224; la couleur, muette, et au texte, vernaculaire, le dessin est un vecteur de communication pr&#233;-babelien dont la compr&#233;hension, imm&#233;diate, demeure universelle &#187;. &lt;br /&gt;Cet entrelacs est int&#233;ressant &#224; exposer dans son opacit&#233;, ses lacunes, ses ind&#233;terminations, pour comprendre que nous sommes dans des espaces ouverts, non vectoris&#233;s par la seule logique historique mais vitalis&#233;s par l'imaginaire de ceux qui s'emparent d'un h&#233;ritage ou qui sont saisis d'une intuition parfois g&#233;niale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'une des grandes sources originaires de la bande dessin&#233;e, les &lt;i&gt;Amours de Monsieur Vieux-Bois&lt;/i&gt; (1839), peut ainsi resurgir pr&#232;s de quatre-vingts ans plus tard sous la forme unique d'un film d'animation (principalement en silhouettes de papier), trait&#233; en trois tableaux et formant un tout de 45 minutes, con&#231;u par les r&#233;alisateurs fran&#231;ais Lortac et Cav&#233;, sous le titre &lt;i&gt;Histoire de Mr Vieux-Bois&lt;/i&gt; (1921)&#8230; Il est d'ailleurs int&#233;ressant au passage de noter que Lortac fait travailler Cohl &#224; la fin de sa vie sur plusieurs films publicitaires et qu'il a probablement eu une collaboration avec Willette. Quoi qu'il en soit, comme le souligne Roland Cosandey dans une &#233;tude consacr&#233;e &#224; cette adaptation, &#171; la comparaison [du film &#224; l'album] met en &#233;vidence la fid&#233;lit&#233; des adaptateurs, qui n'ont &#233;cart&#233; que 50 des 221 vignettes contenues dans les 93 planches [de l'album t&#246;pfferien] &#187;. Mais ce film, produit par deux Genevois (Fran&#231;ois Otto Ehrenhold et Maurice Peyot-Schlumberger), compos&#233; de 35 000 dessins, note encore Cosandey, remplace &#171; le trait &#8220;brouillonn&#233;&#8221; de T&#246;pffer &#187; par &#171; un trac&#233; moins spontan&#233; de lignes plus ou moins denses &#187;, accentue le contour des personnages et, bien que respectant les traits caricaturaux et les attitudes, ins&#232;re l'image dans le cadre presque carr&#233; du format muet, &#171; aux dimensions d&#233;sormais invariables [&#8230;] et selon une lin&#233;arit&#233; temporelle instituant une relation profond&#233;ment diff&#233;rente entre le texte de l'intertitre, toujours ant&#233;rieur &#224; l'image, et l'image anim&#233;e &#187;. Ainsi, si l'on fait le calcul, il aura &#233;t&#233; n&#233;cessaire, pour sembler fid&#232;le &#224; l'essence des planches de T&#246;pffer, de &#8220;traduire&#8220; les 171 dessins choisis par 35 000 dessins-photogrammes, soit environ 200 dessins-photogrammes pour un dessin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On pourrait dire que Cohl, McCay ou encore Rabier &#233;prouvent d'entr&#233;e de jeu cette distance ontologique qui s&#233;pare la bande dessin&#233;e du film anim&#233;. Tous trois &#8211; qui ont une longue exp&#233;rience de dessinateurs de caricatures, de bandes et de strips avant de devenir des pionniers du cin&#233;ma anim&#233; &#8211; prennent respectivement conscience dans des laps de temps tr&#232;s courts, &#224; partir d'exp&#233;riences diff&#233;rentes, que le passage du dessin de bande dessin&#233;e &#224; celui de l'animation implique une mutation technique et esth&#233;tique totale. Celle-ci est accomplie par la prise en compte de deux &#233;l&#233;ments essentiels, &#233;trangers &#224; la bande dessin&#233;e : la temporalit&#233; narrative est contrainte par le temps de &#171; lecture &#187; m&#233;canique et objectif du projecteur et son &#233;volution implique la cr&#233;ation d'un mouvement artificiel, d'une illusion optique. Ainsi, la question du rapport entre bande dessin&#233;e et cin&#233;ma d'animation n'est nullement r&#233;ductible &#224; celle de l'adaptation ou d'un transfert mais ouvre une probl&#233;matique de &#171; passage &#187; qui prend instinctivement en compte tous les probl&#232;mes sous-jacents de perception d'un mouvement repr&#233;sent&#233; artificiellement.
&lt;br /&gt;D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, cela entra&#238;ne Cohl, lorsqu'il passe du m&#233;dium statique au m&#233;dium dynamique, &#224; rompre avec tous les codes qui fondaient l'ex&#233;cution et la composition de ses dessins. Ainsi, dans son film &lt;i&gt;Fantasmagorie&lt;/i&gt; (1908), introduit-il un personnage, le Fantoche, dont la caract&#233;ristique graphique est d'&#234;tre en perp&#233;tuelle m&#233;tamorphose, autrement dit instable, en opposition donc &#224; la notion de caract&#232;re ou de personnage classique, et dans une relation de m&#234;me type au d&#233;cor environnant. Son style-b&#226;ton, tr&#232;s &#233;loign&#233; de ses caricatures d&#233;taill&#233;es, appartient &#224; des genres ant&#233;rieurs, &#224; la charade dessin&#233;e ou aux salons comiques, auxquels Cohl caricaturiste s'est adonn&#233; (Crafton). Le pr&#233;cipit&#233; th&#233;matique du film, qui renvoie aux jeux de d&#233;tournements, d'encha&#238;nements et de collages des Incoh&#233;rents, trouve un &#233;quivalent dans le pr&#233;cipit&#233; oblig&#233; du d&#233;filement temporel tr&#232;s soutenu de la bande filmique. Dans ce film, Cohl d&#233;friche un nouvel espace cin&#233;tique, d&#233;connect&#233; d'une certaine fa&#231;on de la source des &#171; histoires en images &#187;.
&lt;br /&gt;Mais lorsque, en 1913, &#224; l'inverse de ses premi&#232;res approches, il aborde l'adaptation de la bande dessin&#233;e de George McManus, &lt;i&gt;The Newlyweds and Their Baby&lt;/i&gt; (New York World, 1904), dont le b&#233;b&#233;-h&#233;ros Snookums deviendra en fran&#231;ais Zozor, il proc&#232;de diff&#233;remment. Ce sera une s&#233;rie de treize films, dont Crafton dit qu'elle est &#171; l'entreprise la plus ambitieuse de Cohl &#224; cette date &#187;, qu'elle &#171; jouera un r&#244;le d&#233;cisif dans le d&#233;veloppement du dessin anim&#233; am&#233;ricain &#187; et qu'&#171; elle constitue la premi&#232;re v&#233;ritable s&#233;rie du dessin anim&#233; moderne &#187;. Cohl, qui est alors sous contrat avec &#201;clair, qu'il repr&#233;sente &#224; Fort Lee (New Jersey), a des contraintes de production. Aussi introduit-il des proc&#233;d&#233;s qui lui permettent de gagner du temps. Dans les deux films subsistant (&lt;i&gt;He Ruins His Family's Reputation&lt;/i&gt;, 225 m, 6'35, 1913, et &lt;i&gt;He Poses for His Portrait&lt;/i&gt;, 102 m, 4'55, 1913), s'il int&#232;gre fid&#232;lement la progression narrative de McManus, il interpr&#232;te style et caract&#232;res, leur donnant une d&#233;finition &#233;pur&#233;e. Il ne conserve que les personnages au d&#233;triment de leurs d&#233;cors, et &#233;limine toute couleur au profit d'un dessin blanc sur fond noir. Sa technique mixte (dessins fixes, dessin anim&#233; et animation de papiers d&#233;coup&#233;s) lui permet de jouer habilement d'alternances entre moments statiques et dynamiques.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_2169 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;img src='http://neuviemeart.citebd.org/local/cache-vignettes/L500xH385/1-_He_poses-ecf8c.jpg' width='500' height='385' alt='' style='height:385px;width:500px;' /&gt; &lt;/dt&gt; &lt;dd class='spip_doc_descriptif'&gt;Cohl d'apr&#232;s McManus : &lt;i&gt;He Poses for His Portrait&lt;/i&gt;, 1913.
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;De la m&#234;me fa&#231;on, son adaptation de la c&#233;l&#232;bre bande dessin&#233;e de Forton, &lt;i&gt;Les Pieds Nickel&#233;s&lt;/i&gt;, en cinq &#233;pisodes (1917-1918), conduit Cohl &#224; amplifier cette utilisation du papier d&#233;coup&#233; anim&#233;, qui lui permet des gains de temps au profit d'un mouvement rar&#233;fi&#233;, &#233;quivalant esth&#233;tiquement &#224; la rudesse de trait de Forton. Il joue alors d'un minimalisme de l'animation, toujours en noir et blanc, se contentant, par exemple, de bouger uniquement le bras du d&#233;tective Zigouillot qui frappe &#224; la porte ou de ne faire rouler que le seul &#339;il valide de Filochard pour le laisser exprimer son inqui&#233;tude. Il excelle dans ce type de transposition, jouant de la mixit&#233; qu'il a si longtemps pratiqu&#233;e, faisant feu de tout bois. Ce diff&#233;rentiel des variables &#171; entre fixit&#233; &#8220;picturale&#8221; et mouvement &#8220;brownien&#8221; continue une sp&#233;culation qui appartient aux r&#233;gimes d'imageries du XVIIe au XVIIIe si&#232;cle avec la lanterne magique, les fantasmagories, les jouets optiques &#187; (Albera). On reconna&#238;t ais&#233;ment dans ces bricolages d&#233;brid&#233;s, qui font de l'approximatif et du bancal le style m&#234;me de la bande adapt&#233;e et qui interrogent l'essence de l'illusion du mouvement graphique, l'annonce des jeux postmodernes de Gondry par exemple.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; de Winsor McCay, ce rapport entre bande dessin&#233;e et cin&#233;ma d'animation se met en place diff&#233;remment, m&#234;me si plusieurs points communs pr&#233;c&#233;dant son passage au cin&#233;ma peuvent le rapprocher de Cohl (caricaturiste, dessinateur de planches o&#249; se lit une attirance pour la m&#233;tamorphose, les changements d'&#233;chelle, la fantasmagorie). Mais le grand pionnier de la bande dessin&#233;e, apr&#232;s avoir &#233;t&#233; conquis par les films de Cohl, va surtout innover en d&#233;cidant de porter &#224; l'&#233;cran sa bande dessin&#233;e de &lt;i&gt;Little Nemo&lt;/i&gt; (1911). C'est la premi&#232;re fois que l'auteur d'une bande publi&#233;e et d&#233;j&#224; c&#233;l&#232;bre d&#233;cide de faire cette transposition. C'est un cas d'&#233;cole passionnant pour toute la suite de cette histoire bic&#233;phale. &lt;br /&gt;Plusieurs &#233;l&#233;ments retiennent l'attention. Si l'on examine la mati&#232;re narrative du film, on peut constater qu'il s'inspire de trois planches publi&#233;es par McCay entre juillet et ao&#251;t 1906, dans lesquelles appara&#238;t le clou du futur film, l'extraordinaire Dragon-tr&#244;ne de la Petite Princesse, qu'elle appelle Bosco. Il semble donc que McCay se soit inspir&#233; de ce passage de &lt;i&gt;Little Nemo in Slumberland&lt;/i&gt; pour travailler la s&#233;quence anim&#233;e en couleur qu'il introduit dans son film. Sur le plan de l'expressivit&#233; graphique, la s&#233;quence impressionne par ses effets de profondeur de champ, o&#249; l'on reconna&#238;t notamment l'influence lointaine du professeur de McCay, Goodison. Mais surtout, le d&#233;placement qui se joue &#8722; du d&#233;coupage du r&#233;cit et de la spatialisation de la bande dessin&#233;e &#224; la s&#233;quence anim&#233;e &#8722;, et qui entretient un rapport volontairement tourn&#233; vers le seul onirisme de la bande, est particuli&#232;rement frappant. &lt;br /&gt;Si l'on met de c&#244;t&#233; toute la partie introductive en prise de vue r&#233;elle, la mutation qu'op&#232;re le dessinateur pour passer d'un m&#233;dium &#224; l'autre est fulgurante. Tout r&#233;cit bas&#233; sur la trame habituelle de la bande dessin&#233;e est &#233;vacu&#233; : Little Nemo ne sera pas r&#233;veill&#233; brutalement &#224; la fin de son &#171; r&#234;ve &#187;. Tout &#233;change dialogu&#233; via des phylact&#232;res est &#233;limin&#233;. Tout &#233;l&#233;ment de d&#233;cor est banni, comme chez Cohl. Au chromatisme franc des planches dessin&#233;es r&#233;pond un chromatisme aquarell&#233; d&#233;licat, mis au point avec difficult&#233; par McCay pour se &#171; marier &#187; correctement avec la transparence de la pellicule. L'adaptation filmique est totalement construite sur une &#233;vacuation des cases au profit d'un jeu graphique m&#233;tamorphique purement onirique, substitut parfait non pas des trois bandes d'origine mais de l'esprit de la totalit&#233; de l'&#339;uvre. McCay ouvre d'ailleurs la s&#233;quence par une suggestion associative et embl&#233;matique. Flip, immobile, dont le nom signifie &#8220;donner une chiquenaude&#8221; &#8722; comme on le fait sur&#8230; un flip-book &#8722;, dit dans le seul phylact&#232;re inaugural : &#171; &lt;i&gt;Regardez-moi bouger !&lt;/i&gt; &#187; Cela est d&#233;clencheur de toute la s&#233;quence d'images-mouvement color&#233;es qui suit de mani&#232;re d&#233;dalique. Flip incarne la chiquenaude qui va donner naissance au mouvement.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_2174 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;img src='http://neuviemeart.citebd.org/local/cache-vignettes/L350xH284/Watch_me_move-7bdc3-fdd26.jpg' width='350' height='284' style='height:284px;width:350px;' alt='' /&gt; &lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;McCay travaille alors une construction en miroir, tr&#232;s carrollienne, o&#249; chaque personnage vient &#224; la vie sous l'impulsion d'un autre, devenant instantan&#233;ment son &lt;i&gt;alter ego&lt;/i&gt;. Comme pour souligner le franchissement d'une fronti&#232;re ou signifier l'entr&#233;e dans un nouvel espace-temps, qui abolit les cases, si vari&#233;es fussent-elles, de la bande dessin&#233;e, McCay, dans un seul plan, fait dessiner par Little Nemo l'objet de son d&#233;sir, la Petite Princesse. Signifiant et signifi&#233; &#233;voluent simultan&#233;ment, soulignant dans une &#233;piphanie exceptionnelle la nature onirique du r&#233;cit. Du temps de lecture vagabond de la bande dessin&#233;e, nous passons &#224; un temps de lecture norm&#233;, directement d&#233;pendant de son outil de diffusion, que McCay dompte et accompagne par cette compr&#233;hension nouvelle de la mobilit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Benjamin Rabier s'inscrit lui aussi dans cette dynamique, mais il en devient, d'une certaine mani&#232;re, la figure antith&#233;tique. D'abord, les raisons profondes qui poussent Rabier &#224; &#233;pouser le nouveau m&#233;dium sont probablement avant tout &#233;conomiques. La chute vertigineuse de l'&#233;dition enfantine, due &#224; la guerre, et qui &#233;tait son principal vecteur de popularit&#233; et de revenus, l'incite &#224; se tourner vers le dessin anim&#233;, de plus en plus populaire alors. Cependant, Rabier &#233;prouvait depuis longtemps un int&#233;r&#234;t pour la question du mouvement dessin&#233;. Entre 1903 et 1912, &#171; il dessine en moyenne trois planches de vues [lumineuses] par an &#187; (Sophie Bataille), publi&#233;es par les &#233;ditions &#201;douard Corn&#233;ly et Cie. Ainsi Rabier n'est-il qu'un demi-novice lorsqu'il propose, en juin 1916, &#224; &#201;mile Cohl de collaborer &#224; l'adaptation anim&#233;e de son histoire en images du chien Flambeau, pour un premier film du nom de &lt;i&gt;La Journ&#233;e de Flambeau&lt;/i&gt; (ou &lt;i&gt;Flambeau chien perdu&lt;/i&gt;). Cette collaboration ne dure que jusqu'&#224; la mi-1917 mais aboutit tout de m&#234;me &#224; la r&#233;alisation de quatre films, av&#233;r&#233;s en tout ou partie (Pascal Vimenet).&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_2170 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;img src='http://neuviemeart.citebd.org/local/cache-vignettes/L500xH325/Rabier-e243d.jpg' width='500' height='325' alt='' style='height:325px;width:500px;' /&gt; &lt;/dt&gt; &lt;dd class='spip_doc_descriptif'&gt;Croquis de Rabier pour &lt;i&gt;Flambeau&lt;/i&gt;.
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Rabier demeure fondamentalement du c&#244;t&#233; de l'image d'illustration, comptant sur Cohl pour la dynamiser. Il raisonne le plus souvent en termes de r&#233;sultat (question &#224; Cohl : &#171; Peut-on faire passer un train dessin&#233; sur l'&#233;cran ? &#187;) et non en termes d'ex&#233;cution, dont il laisse le soin principal &#224; Cohl. Ainsi ce dernier r&#233;pond-il aux propositions sc&#233;naristiques et aux d&#233;coupages de Rabier par des remarques de mise en sc&#232;ne et de ce que l'on appellerait aujourd'hui de timings des mouvements.
&lt;br /&gt;Dans son approche anim&#233;e, Benjamin Rabier a implicitement tendance &#224; r&#233;duire le cin&#233;ma d'animation &#224; une extension un peu m&#233;caniste, voire m&#233;canique, de la planche dessin&#233;e initiale, &#224; en faire une sorte d'objet d&#233;riv&#233;, d'autant que les contraintes du moment l'entra&#238;nent &#224; troquer la couleur de sa bande originale pour le noir et blanc. Ce rapport pourrait &#234;tre compar&#233; &#224; certaines tentatives num&#233;riques tr&#232;s contemporaines, qui, tout en se contentant &#171; d'ajouter &#187; &#224; la bande dessin&#233;e &#171; toute la magie du cin&#233;ma d'animation &#187;, comme le proclame une publicit&#233;, transforment en m&#234;me temps ce principe en une esth&#233;tique hybride revendiqu&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tel est par exemple le cas du m&#233;dium num&#233;rique du &#171; Turbo media &#187;, apparu en 2009 sous l'&#233;gide de Balak. Comme l'explique l'un des adeptes de cette nouvelle mani&#232;re de concevoir la bande dessin&#233;e et l'animation, &#171; il s'agit d'une alternative aux solutions apport&#233;es par les &#233;diteurs qui transformaient les bandes dessin&#233;es en une sorte de dessin anim&#233; tr&#232;s limit&#233; &#224; grand coup de zoom, explosions, sons et autres effets sp&#233;ciaux, et imposaient un rythme de lecture. Ici, avec ce &quot;b&#234;te diaporama&quot;, le lecteur reste ma&#238;tre, les ellipses entre les cases sont respect&#233;es, l'imagination travaille encore et on retrouve le plaisir de la lecture d'une bande dessin&#233;e traditionnelle papier &#187;. Pas s&#251;r du tout que ce soit ce plaisir traditionnel qui resurgisse, m&#234;me si cette latitude est en effet laiss&#233;e au lecteur-spectateur, d'autant que ce &#171; b&#234;te diaporama &#187; fonctionne selon le principe fondateur du flip-book, ou folioscope en fran&#231;ais, adapt&#233; aux normes du tout-num&#233;rique g&#233;r&#233; par des logiciels du type Flash. &lt;br /&gt;On ne peut s'emp&#234;cher de penser que le Turbo media pourrait &#234;tre analys&#233; comme un avatar invers&#233; des premiers produits d&#233;riv&#233;s. Produit d&#233;riv&#233; de la bande dessin&#233;e papier vers son adaptation num&#233;rique et parfois son incarnation anim&#233;e. Ou produit d&#233;riv&#233; d'un film d'animation long m&#233;trage, tel &lt;i&gt;Zarafa&lt;/i&gt; (R&#233;mi Bezan&#231;on et Christophe Lie, 2012) qui est suivi d'un livre num&#233;rique enrichi, magnifique au demeurant, &#171; comportant une quarantaine d'activit&#233;s gr&#226;ce aux mots color&#233;s qui servent de rep&#232;res &#187;, commente l'&#233;diteur, Prima Lin&#233;a. L'histoire fait qu'on ne sait plus ce qui d&#233;rive de quoi, mais un fait demeure, &#231;a d&#233;rive.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Or cette d&#233;rive, et les produits qui vont avec, est ancienne. Elle est directement li&#233;e &#224; la fragmentation cons&#233;cutive &#224; la Premi&#232;re Guerre mondiale et &#224; ses bouleversements &#233;conomiques : de m&#234;me que les histoires en images publi&#233;es en librairie font place aux histoires &#224; &#233;pisodes publi&#233;es dans la grande presse, de m&#234;me les films anim&#233;s, devenus s&#233;riels, travaillent autour de figures dont on recherche surtout, au fil des &#233;pisodes, le charisme publicitaire et leurs possibles d&#233;clinaisons marchandes.
&lt;br /&gt;&#192; peine donc le cin&#233;ma anim&#233; na&#238;t-il que la saisie &#233;blouissante, fulgurante et po&#233;tique de ses pionniers est-elle alt&#233;r&#233;e et en partie effac&#233;e par un march&#233; naissant qui transforme instantan&#233;ment l'aura d'origine en marchandises d&#233;clinables, sous forme d'objets et de planches dessin&#233;es notamment.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#232;s l'origine apparaissent ainsi des figures tr&#232;s ambivalentes. Celle de Krazy Kat d'abord, qui, comme son nom l'indique, est tout &#224; fait dingue, et admir&#233; entre autres par Chaplin, Capra ou Picasso. Mais avec cette figure remarquable, incarnation du &lt;i&gt;nonsense&lt;/i&gt; am&#233;ricain, dessin&#233;e par George Herriman, publi&#233;e d&#232;s 1913 sous forme de planches dessin&#233;es puis anim&#233;e &#224; l&#8216;&#233;cran en 1916 par Hearst-Vitagraph News Pictorial, nous nous situons dans la continuation du processus affirm&#233; par McCay.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La figure de F&#233;lix le Chat ensuite&#8230; F&#233;lix, qui est une cr&#233;ation du dessinateur am&#233;ricain Otto Messmer et du producteur Pat Sullivan (dont les premiers pas sont li&#233;s au &#171; &lt;i&gt;kid strip&lt;/i&gt; &#187;, et en particulier &#224; la bande de Marriner &lt;i&gt;Little Black Sambo&lt;/i&gt;), voit le jour en septembre 1919. Son cas m&#233;rite examen, puisque son trajet est exactement l'inverse de &lt;i&gt;Little Nemo&lt;/i&gt;. F&#233;lix a &#233;t&#233; con&#231;u par Messmer pour l'&#233;cran et a &#233;t&#233; travaill&#233; par lui sur des principes rythmiques tr&#232;s visuels emprunt&#233;s &#224; toute la cin&#233;matographie am&#233;ricaine burlesque en voie de constitution, et singuli&#232;rement &#224; Charlie Chaplin, citant indirectement &#233;galement, parfois, certaines bandes dessin&#233;es (&lt;i&gt;Sammy Johnsin&lt;/i&gt;, de Sullivan). Le chat va si bien conqu&#233;rir son public qu'il fera l'objet, le 1er ao&#251;t 1923, d'une premi&#232;re bande dessin&#233;e parue dans &lt;i&gt;The Sketch&lt;/i&gt; &#224; Londres et d'une parution am&#233;ricaine, en couleur, dans &lt;i&gt;Boston American&lt;/i&gt;, &#224; partir de la fin ao&#251;t. Ce faisant, il symbolise la mont&#233;e en puissance du cin&#233;ma anim&#233; mais inaugure aussi un lignage de h&#233;ros en mouvement qui finissent statufi&#233;s par la bande dessin&#233;e. Ainsi la bande dessin&#233;e am&#233;ricaine hebdomadaire de F&#233;lix est-elle &#233;dit&#233;e jusqu'en septembre 1943, puis prolong&#233;e sous diverses formes jusqu'en 1967, alors que la production de films a cess&#233; depuis la fin 1928.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_2171 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;img src='http://neuviemeart.citebd.org/local/cache-vignettes/L500xH367/Felix-8b9e2.jpg' width='500' height='367' alt='' style='height:367px;width:500px;' /&gt; &lt;/dt&gt; &lt;dd class='spip_doc_descriptif'&gt;Griffonnages d'Otto Messmer.
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Parmi tous les glorieux successeurs du ph&#233;nom&#232;ne tr&#232;s marchand de F&#233;lix figurent &#233;videmment en premi&#232;re ligne Mickey, Betty Boop ou Bugs Bunny. Si Lindbergh se faisait encore le messager ail&#233; de la gloire de F&#233;lix en 1929, son fameux vol en solitaire New York-Paris de 1927 sugg&#232;re &#224; Disney le premier film o&#249; appara&#238;t le personnage de Mickey, &lt;i&gt;Plane Crazy&lt;/i&gt; (1928). Il na&#238;t pr&#233;cis&#233;ment au moment o&#249; l'aura de F&#233;lix se dissipe et fait son miel de son exp&#233;rience, suscitant l'&#233;dition d'un strip qui lui est d&#233;di&#233; d&#232;s 1930. Mais son dessin &#233;chappera vite &#224; Ub Iwerks, son animateur, pour &#234;tre confi&#233; &#224; un jeune de l'&#233;quipe, Floyd Gottfredson, qui ne sera jamais cr&#233;dit&#233;. Ce qui peut appara&#238;tre l&#224; comme anecdotique est en fait signifiant du statut attribu&#233; par la firme au strip de Mickey : il est d'embl&#233;e con&#231;u comme la marque de ce qui doit devenir un produit d&#233;riv&#233;. De ce point de vue, sa r&#233;ussite d&#233;passe de loin celle de F&#233;lix, mais ses &#171; aventures &#187; demeurent cantonn&#233;es &#224; des trames bien huil&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le passage du dessin anim&#233; &#224; la bande dessin&#233;e n'est pas pour autant toujours synonyme de succ&#232;s. Un auteur oubli&#233;, Otto Soglow, publie &#224; partir de 1931 des planches tr&#232;s originales, &lt;i&gt;The Little King&lt;/i&gt;, au style &#233;pur&#233;, minimaliste et plein d'esprit, qui rencontrent un &#233;cho populaire. Mais ses adaptations anim&#233;es en 1933-34 avec les Van Beuren Studios passent inaper&#231;ues.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il semble que Max Fleischer se soit essay&#233; &#224; une &#233;ph&#233;m&#232;re adaptation en bande dessin&#233;e de son premier personnage anim&#233; Koko le clown, mais c'est avec celui de Betty Boop qu'il y parvient vraiment. La provocante Betty Boop, apparue en dessin anim&#233; d&#232;s 1930, dont la voix de Mae Questel &#233;moustillait le public, devient l'une des premi&#232;res &lt;i&gt;pin-ups&lt;/i&gt; de la bande dessin&#233;e, &#224; partir de juillet 1934. Bud Counihan, &#224; d&#233;faut de reproduire sa voix, dessine Betty en com&#233;dienne d'Hollywood, faisant d&#233;couvrir les mille et une astuces du cin&#233;ma&#8230; M&#234;me si cela ne suffit pas au public et si la bande cesse de para&#238;tre d&#232;s 1936, il est significatif de constater que la mythologie de ces personnages perdure au point de resurgir r&#233;guli&#232;rement dans de nouvelles cr&#233;ations. C'est, par exemple, le cas des personnages de Messmer et des fr&#232;res Fleischer, que Bruce Simpson r&#233;unit dans une recomposition contemporaine d'apr&#232;s &lt;i&gt;Le D&#233;jeuner sur l'herbe&lt;/i&gt; de Manet, o&#249; Betty pique-nique, nue, en compagnie de Popeye et de Koko, ou des fr&#232;res Walker, qui ont publi&#233; de 1984 &#224; 1988 une bande dessin&#233;e intitul&#233;e &lt;i&gt;Betty Boop and Felix&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_2168 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;img src='http://neuviemeart.citebd.org/local/cache-vignettes/L500xH380/Le_dejeuner_sur_l_herbe_Betty-c316f.jpg' width='500' height='380' alt='' style='height:380px;width:500px;' /&gt; &lt;/dt&gt; &lt;dd class='spip_doc_descriptif'&gt;&#169; Bruce Simpson
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Ce filon, au potentiel aurif&#232;re malgr&#233; tout (Bugs Bunny, cr&#233;&#233; par Ben Hardaway sous l'&#233;gide des productions Leon Schlesinger en 1938, para&#238;tra en bandes dessin&#233;es de 1943 &#224; 1993), attise les app&#233;tits et sugg&#232;re &#224; nombre d'&#233;diteurs et de producteurs de le creuser en d&#233;cr&#233;tant, assez artificiellement, une double carri&#232;re pour plusieurs stars de la bande dessin&#233;e. Trait dominant de la rem&#233;diation des ann&#233;es 1930 aux ann&#233;es 1960, il affecte le destin de personnalit&#233;s tr&#232;s diverses : Popeye, B&#233;cassine, Babar, Tarzan, Buck Rogers, Dick Tracy, Batman, Snoopy, Tintin, Tom and Jerry, les Schtroumpfs, Astro-Boy, Luky Luke, Gaston Lagaffe, Bip-Bip le Coyote, Ast&#233;rix&#8230; entre autres. Tous vont faire l'objet d'une ou plusieurs adaptations anim&#233;es &#8722; pour certains d'entre eux, tr&#232;s tardivement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans ce cas de figure (qui renoue avec le principe fondateur de McCay), il est rare que le public de cin&#233;ma &#233;prouve le m&#234;me plaisir qu'&#224; la lecture des planches dessin&#233;es. Popeye fait partie des exceptions. En 1933, Max Fleischer a l'id&#233;e de faire l'adaptation de la bande dessin&#233;e d'Elzie Crisler Segar &#233;dit&#233;e depuis 1929. Popeye incarne alors par excellence, de mani&#232;re hilarante, dans l'esprit populaire am&#233;ricain, le redresseur de torts ou le bouffon incongru dont aurait grand besoin la nation. La rugosit&#233; graphique initiale que dilue un peu le dessin anim&#233;, plus caoutchouc, est r&#233;cup&#233;r&#233;e par l'extraordinaire travail fait par le studio des Fleischer tant du point de vue des trouvailles visuelles, tr&#232;s elliptiques, que de la recherche sonore, qui aboutit au leitmotiv demeur&#233; dans tous les esprits de la chanson de &lt;i&gt;Popeye the Sailor&lt;/i&gt;. C'est l'exemple-type du passage r&#233;ussi &#8211; myst&#233;rieux au demeurant &#8722; qui permet &#224; un public de bande dessin&#233;e d'adouber la &#171; voix &#187; d'un de ses personnages favoris. Par quelle alchimie le spectateur d&#233;cr&#232;te-t-il int&#233;rieurement que cette voix est bien celle de son h&#233;ros ? Et par quelle autre rejette-t-il, avec autant de certitude, telle autre adaptation, comme celles d'Ast&#233;rix ou de Tintin par exemple ? Difficile &#224; dire. Mais il semble bien que joue &#224; plein l'&#233;quation d'&#233;quivalence mise instinctivement en place par McCay : peu importe que trames, d&#233;coupages et r&#233;cits diff&#232;rent du moment que l'esprit initial demeure au centre de l'adaptation.
&lt;br /&gt;Hors quelques fameuses adaptations de super-h&#233;ros (&lt;i&gt;Batman Returns&lt;/i&gt;, Burton, 1992, qui fait appel &#224; des principes de trucages anim&#233;s ; &lt;i&gt;Astro-Boy&lt;/i&gt;, Tezuka, 1963), nombre de s&#233;ries fin XXe si&#232;cle sont des ersatz d&#233;vitalis&#233;s. Aussi une r&#233;action de certains auteurs se fait-elle jour contre ces processus trop calibr&#233;s. Elle se manifeste par hoquets d'abord, puis massivement &#224; partir des ann&#233;es 1970 et regroupe diverses formes qui sont pour certaines &lt;i&gt;borderline&lt;/i&gt;, pour d'autres jazzy, pop, rock et free, pour d'autres encore li&#233;es &#224; la modernit&#233; ou &#224; la postmodernit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_2173 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt; &lt;dt&gt; &lt;img src='http://neuviemeart.citebd.org/local/cache-vignettes/L300xH381/8-_Une_vie_de_chien_Vimenet-8717a-afccd.jpg' width='300' height='381' style='height:381px;width:300px;' alt='' /&gt; &lt;/dt&gt; &lt;dd class='spip_doc_descriptif'&gt;&lt;i&gt;Une vie de chien, ou l'histoire de Charlot&lt;/i&gt;, &lt;br&gt;de Jean Vimenet.
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Dans le p&#234;le-m&#234;le des &#339;uvres &lt;i&gt;borderline&lt;/i&gt; cohabitent petits ou grands ovnis. Selon les cas, elles font appel, simultan&#233;ment ou pas, &#224; la peinture, au dessin, au modelage ou &#224; la bande dessin&#233;e, mais pr&#233;sentent la caract&#233;ristique de brouiller les fronti&#232;res entre disciplines. Y appartiennent, par exemple, l'interpr&#233;tation lyrique que fait Bartosch des gravures de Masereel dans &lt;i&gt;l'Id&#233;e&lt;/i&gt; (1932) ; la le&#231;on, grin&#231;ante et caricaturale, de Chaval (&lt;i&gt;Les Oiseaux sont des cons&lt;/i&gt;, 1964) ; les incursions grotesques de Dubout (&lt;i&gt;Anatole fait du camping&lt;/i&gt;, 1947) ; l'humour au vitriol de Yoji Kuri dans &lt;i&gt;Manga&lt;/i&gt; (1977) ; les fulgurances hilarantes et underground de Francis Masse soit dans la bande dessin&#233;e (&lt;i&gt;Les Deux du balcon&lt;/i&gt;, 1985), soit dans le court m&#233;trage anim&#233; (&lt;i&gt;&#201;vasion expresse&lt;/i&gt;, 1973) ; les animaux tristes d'&lt;i&gt;Animoses&lt;/i&gt; (Mose et Jean Rubak, 1971) ; l'intrusion inhabituelle dans la planche dessin&#233;e du quotidien &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt; d'apr&#232;s-guerre (1952), avec &lt;i&gt;Une vie de chien, ou l'histoire de Charlot&lt;/i&gt;, de Jean Vimenet, peintre mais aussi collaborateur r&#233;gulier de Paul Grimault ; &lt;i&gt;Les Pieds nickel&#233;s&lt;/i&gt;, in&#233;dits, de Ren&#233; Charles, r&#233;interpr&#233;t&#233;s dans les ann&#233;es 1970 en bandes dessin&#233;es et peints directement sur pellicule ou les saillies de Bill Plympton (&lt;i&gt;25 moyens pour cesser de fumer&lt;/i&gt;, 1989). Remarquons aussi que certains films recyclent ult&#233;rieurement, de mani&#232;re iconoclaste, les vieux h&#233;ros d'animation statufi&#233;s par la bande dessin&#233;e. Monique Renault et Gerrit Van Dijk s'y livrent sans vergogne dans &lt;i&gt;Pas &#224; deux&lt;/i&gt; (1988), donnant une nouvelle vie, tr&#232;s kitsch, notamment &#224; Mickey, Donald, Olive, Betty Boop, Popeye ou&#8230; Don Quichotte. Tandis que le Loup gris de Bardine (1990) d&#233;vore les anciens personnages caricatur&#233;s du crocodile Guenna (URSS) ou des Sept Nains.
&lt;br /&gt;Si, dans cet ensemble de production historiquement gigantesque et &#224; l'&#233;volution exponentielle, peut souvent se lire la r&#233;p&#233;tition des sc&#232;nes primitives qui l'ont engendr&#233;, un &#233;l&#233;ment distinctif de celles-ci, dans le processus de rem&#233;diation, est &#224; mettre en exergue : celui du son, anecdotiquement signal&#233; &#224; quelques reprises. Une fois le son acquis par le film anim&#233; (&lt;i&gt;Steamboat Willie&lt;/i&gt;, 1928), se pose autrement la question de la transcription &#233;ventuelle des mots et de l'univers sonore de la bande dessin&#233;e. Cette conqu&#234;te technique contraint les r&#233;alisateurs &#224; d&#233;laisser, dans un premier temps, les audacieuses condensations visuelles muettes adopt&#233;es par les pionniers pour exprimer tout ce qu'incluaient les phylact&#232;res. Du &lt;i&gt;Mickey-mousing&lt;/i&gt;, onomatop&#233;ique, aux exp&#233;riences sonores post-dada&#239;stes, des bruitages d&#233;cha&#238;n&#233;s aux sons &#233;lectroniques, des sons dessin&#233;s sur piste optique aux inversions enregistr&#233;es, les univers sonores de la bande dessin&#233;e sont bient&#244;t rendus par un symbolisme sonore spatial qui concr&#233;tise et mod&#233;lise le bruitage imaginaire des planches dessin&#233;es et amplifie la perception singuli&#232;re de la temporalit&#233; filmique. Une convention nouvelle est n&#233;e qui s&#233;pare un peu plus les deux m&#233;diums.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'exp&#233;rience d'United Production of America (UPA) avec la s&#233;rie de &lt;i&gt;Mister Maggoo&lt;/i&gt; (1949), qui sera transpos&#233;e en comic book d&#232;s 1952, illustre ces r&#233;sonances. Au graphisme et aux mouvements minimalistes, esquiss&#233;s et d&#233;construits de l'animation, r&#233;pond un univers musical plut&#244;t jazzy, fait de pointes et de fragments. De la m&#234;me mani&#232;re, Ralph Bakshi, dans son premier long-m&#233;trage &lt;i&gt;Fritz the Cat&lt;/i&gt; (1972), issu de l'univers underground de Robert Crumb &#8722; dont le &lt;i&gt;Zap Comix&lt;/i&gt; n&#176;1 datait de 1967 &#8722;, ne se contente pas de tenter une imitation th&#233;matique et graphique par divers proc&#233;d&#233;s de techniques, de distanciation et d'effets de collages mais inclut une dimension sonore plut&#244;t &lt;i&gt;free&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_2172 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;img src='http://neuviemeart.citebd.org/local/cache-vignettes/L500xH372/5-_Fritz_the_Cat-c5aa2.jpg' width='500' height='372' alt='' style='height:372px;width:500px;' /&gt; &lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le rejet de cette adaptation par Crumb, qui incita le dessinateur, la m&#234;me ann&#233;e, &#224; mettre &#224; mort son chat (&lt;i&gt;Fritz the Cat Superstar&lt;/i&gt;), n'emp&#234;cha pas Bakshi de continuer &#224; s'int&#233;resser &#224; la fronti&#232;re qui s&#233;pare et unit cin&#233;ma d'animation et bande dessin&#233;e. Son dernier long-m&#233;trage, &lt;i&gt;Cool's World&lt;/i&gt; (1992), met en sc&#232;ne un cr&#233;ateur de bandes dessin&#233;es confront&#233;es &#224; ses cr&#233;ations&#8230; Vues toujours sous cet angle, plusieurs adaptations anim&#233;es de r&#233;cits dessin&#233;s de science-fiction (&lt;i&gt;Goldorak&lt;/i&gt;, s&#233;rie de la Toei animation, 1975 ; &lt;i&gt;Heavy Metal&lt;/i&gt;, Gerald Potterton, 1981 ; &lt;i&gt;La Plan&#232;te sauvage&lt;/i&gt;, 1973 ; &lt;i&gt;Les Ma&#238;tres du temps&lt;/i&gt;, 1982 ; &lt;i&gt;Gandahar&lt;/i&gt;, 1988 de Ren&#233; Laloux) ont pour supports musicaux le jazz free, la pop ou la musique planante. Ces &#339;uvres sont, en outre, fond&#233;es sur des sources variables. &lt;i&gt;Goldorak&lt;/i&gt; est adapt&#233; du manga de Go Nagai &lt;i&gt;Mazinger Z&lt;/i&gt; (1973), et &lt;i&gt;Heavy Metal&lt;/i&gt; s'inspire de plusieurs r&#233;cits parus dans la c&#233;l&#232;bre revue du m&#234;me nom durant les ann&#233;es 1980. Tandis que Ren&#233; Laloux renouvelle beaucoup ces pratiques &#224; sens unique. Ainsi, les trois films cit&#233;s sont inspir&#233;s par des livres de science-fiction mais font appel successivement &#224; Roland Topor, Moebius puis Philippe Caza.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Terminons ce tour d'horizon non encyclop&#233;dique en soulignant l'excursion remarquable de dessinateurs de bande dessin&#233;e reconnus (Blutch, Mattotti, Burns, Caillou et McGuire), aux styles tr&#232;s diff&#233;rents, dans le territoire obscur mais anim&#233; de &lt;i&gt;Peur(s) du noir&lt;/i&gt; (2007), qui fait le pari non pas d'adapter leurs r&#233;cits mais de s'emparer du cin&#233;tisme. Aventure que Blutch r&#233;sume tr&#232;s bien : &#171; Nous [&#233;tions] &#224; l'oppos&#233; du dessin immobile, qui ne se livre pas, qui reste toujours &#224; d&#233;crypter, qui se d&#233;robe. Et ce fut bien l&#224; ma principale difficult&#233; : comment pr&#233;server le silencieux myst&#232;re du dessin statique sur le g&#233;ant-&#233;cran. &#187; Dans un esprit proche, mais plus radical, c'est la n&#233;cessit&#233; ambivalente exprim&#233;e par Tim Burton, dans &lt;i&gt;La Triste Fin du petit Enfant Hu&#238;tre&lt;/i&gt;, ou par Bertrand Mandico, dans un (en)jeu tr&#232;s toporien, et sous l'influence de Darger, Carroll et T&#246;pffer, dans &lt;i&gt;Fleur de salive&lt;/i&gt; (&#171; parrain&#233; &#187; par Blutch), de tracer &#171; les images arr&#234;t&#233;es d'un film cruel &#187;. Si longtemps apr&#232;s la naissance des premi&#232;res planches de T&#246;pffer et des pantomimes anim&#233;es, les deux m&#233;diums ne cessent de se nourrir de la relation paradoxale fixe-cin&#233;tique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Pascal Vimenet&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Bibliographie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Bolter, Jay David, et Grusin, Richard, &lt;i&gt;Remediation. Understanding new media&lt;/i&gt;, The Mit Press, Cambridge (Massachussetts), London, England, 2000. / Burton, Tim, &lt;i&gt;La Triste Fin du petit Enfant Hu&#238;tre et autres histoires&lt;/i&gt;, 10/18, 1998. / Canemaker, John, &lt;i&gt;F&#233;lix le Chat, la folle histoire du chat le plus c&#233;l&#232;bre du monde&lt;/i&gt;, Dreamland, 1995. / Charpin , Catherine, &lt;i&gt;Les Arts incoh&#233;rents (1882-1893)&lt;/i&gt;, Syros Alternatives, 1990. / Cosandey, Roland, &#171; T&#246;pffer, Lortac et Cav&#233;, Histoire de Monsieur Vieux-Bois &#8211; en trois tableaux &#187;, 1895. &lt;i&gt;Mille huit cent quatre-vingt-quinze&lt;/i&gt;, 59|2009, mis en ligne le 01 d&#233;cembre 2012. URL : &lt;a href=&quot;http://1895.revues.org/3917&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;http://1895.revues.org/3917&lt;/a&gt; / Crafton, Donald, &lt;i&gt;&#201;mile Cohl, Caricature and Film&lt;/i&gt;, Princeton University Press, 1990. / Gaudreault, Andr&#233;, &lt;i&gt;Du litt&#233;raire au filmique&lt;/i&gt;, Paris/Qu&#233;bec, Armand Colin/Nota Bene, 1998 [1988]. / Laloux, Ren&#233;, &lt;i&gt;Ces dessins qui bougent&lt;/i&gt;, Dreamland, 1996. / Mandico, Bertrand, &lt;i&gt;Fleur de salive&lt;/i&gt;, Corn&#233;lius, 2012. / Vimenet, Pascal,&lt;i&gt; Peur(s) du noir&lt;/i&gt;, Livret lyc&#233;ens et apprentis au cin&#233;ma, Poitou-Charentes cin&#233;ma, Centre Images, deux &#233;ditions 2008-2010 ; et (sous sa coordination) &lt;i&gt;&#201;mile Cohl&lt;/i&gt;, Les &#233;ditions de l'&#338;il, 2008. / &lt;i&gt;1895&lt;/i&gt;, No.53, d&#233;cembre 2007 : Boillat, Andr&#233;, &#171; &#201;mile Cohl et les &#8220;histoires en images&#8220; : le corps au pied de la lettre &#187; ; Riout, Denys, &#171; Le Peintre n&#233;o-impressionniste : une adaptation anticipatrice &#187; ; Alb&#233;ra, Fran&#231;ois, &#171; &#201;mile Cohl dans sa ligne : de la blague au trait &#187; ; Vimenet, Pascal : &#171; &#201;l&#233;ments pour une histoire d'une diss&#233;mination des formes cohliennes &#187;. / &lt;i&gt;Benjamin Rabier, la vache qui rit et Cie&lt;/i&gt;, Somogy, 2009 : Bataille, Sophie, &#171; Benjamin Rabier et les vues lumineuses &#224; la lanterne magique &#187; ; Vimenet, Pascal, &#171; Les bandes film&#233;es de Benjamin Rabier : panoramique et gros plan (1916-1923) &#187;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Corr&#233;lats&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?article468&quot; class='spip_in'&gt;animaux&lt;/a&gt; &#8211; cin&#233;ma &#8211; produits d&#233;riv&#233;s &#8722; &lt;a href=&quot;http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?article447&quot; class='spip_in'&gt;s&#233;rie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>r&#233;alisme</title>
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		<dc:date>2013-05-05T07:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Thierry Groensteen</dc:creator>



		<description>Le champ de la bande dessin&#233;e est structur&#233; par un clivage pour ainsi dire institutionnel entre, d'un c&#244;t&#233;, la production dite r&#233;aliste et, de l'autre c&#244;t&#233;, la bande dessin&#233;e d'humour. Ces cat&#233;gories sont doubles : elles d&#233;signent &#224; la fois des contenus (les bandes dessin&#233;es d'aventures, &#233;piques ou dramatiques, mais aussi, plus r&#233;cemment, les &#339;uvres affichant vis-&#224;-vis du r&#233;el une fid&#233;lit&#233; d'ordre documentaire : reportage, autobiographie&#8230; en tant que les unes et les autres s'opposent &#224; celles qui cultivent la (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le champ de la bande dessin&#233;e est structur&#233; par un clivage pour ainsi dire institutionnel entre, d'un c&#244;t&#233;, la production dite r&#233;aliste et, de l'autre c&#244;t&#233;, la bande dessin&#233;e d'humour. Ces cat&#233;gories sont doubles : elles d&#233;signent &#224; la fois des contenus (les bandes dessin&#233;es d'aventures, &#233;piques ou dramatiques, mais aussi, plus r&#233;cemment, les &#339;uvres affichant vis-&#224;-vis du r&#233;el une fid&#233;lit&#233; d'ordre documentaire : reportage, autobiographie&#8230; en tant que les unes et les autres s'opposent &#224; celles qui cultivent la satire, le gag, recherchant l'effet comique au prix de toutes les outrances, extravagances et invraisemblances) et des modes de repr&#233;sentation, des styles graphiques.
&lt;br /&gt;Cependant, d&#232;s qu'on examine ces cat&#233;gories de plus pr&#232;s, elles apparaissent floues et peu op&#233;ratoires. Comme l'on observ&#233; Bruno Lecigne et Jean-Pierre Tamine, chez bien des auteurs class&#233;s comme r&#233;alistes &#8211; Tardi, Golo, Loustal&#8230; &#8722;, on trouve des &#171; composantes graphiques issues de la caricature &#187; (1983 : 9). Par ailleurs, on ne sait trop quel sort r&#233;server aux &#171; aventures humoristiques &#187; (dont les aventures de Spirou et Fantasio sont un bon exemple), qui partagent avec le r&#233;cit d'aventures traditionnel une certaine ampleur, le recours au suspense et aux situations dramatiques, mais qui sont par ailleurs empreintes de fantaisie et d'humour et dessin&#233;es dans un style caricatural. Tome et Janry ont tent&#233; l'exp&#233;rience d'un Spirou plus sombre, plus &#171; r&#233;aliste &#187;, avec l'&#233;pisode &lt;i&gt;Machine qui r&#234;ve&lt;/i&gt; (album paru en 1998), mais cette proposition est rest&#233;e sans suite et le duo a ensuite abandonn&#233; la s&#233;rie.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_2093 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;img src='http://neuviemeart.citebd.org/local/cache-vignettes/L500xH209/Spirou-2-2633e.jpg' width='500' height='209' alt='' style='height:209px;width:500px;' /&gt; &lt;/dt&gt; &lt;dd class='spip_doc_descriptif'&gt;Extrait de &lt;i&gt;Machine qui r&#234;ve&lt;/i&gt;, de Tome et Janry (1998) &lt;br&gt;&#169; &#201;ditions Dupuis
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Certains dessinateurs autobiographes, m&#234;me lorsqu'ils pr&#233;tendent &#224; une certaine honn&#234;tet&#233; dans l'&#233;vocation de leur v&#233;cu, et donc &#224; une v&#233;racit&#233; des contenus, n'en optent pas moins pour un dessin simplifi&#233; (Spiegelman, Satrapi, Trondheim, Jeffrey Brown, Aurelia Aurita) ou grotesque (Aline Kominsky-Crumb, Joe Matt, Ivan Brunetti).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le r&#233;alisme ne s'oppose pas seulement au comique, mais &#233;galement &#224; l'invraisemblable, au fantasmagorique qui fait le lit d'une partie importante de la production de bande dessin&#233;e. Ainsi, en 1935, la direction de l'hebdomadaire catholique &lt;i&gt;C&#339;urs Vaillants&lt;/i&gt; adressa une lettre &#224; Herg&#233;, exprimant les r&#233;serves que lui inspirait &lt;i&gt;Tintin&lt;/i&gt; et demandant la cr&#233;ation de personnages plus &#171; r&#233;alistes &#187; : ce seront &lt;i&gt;Jo, Zette et Jocko&lt;/i&gt;, soit les aventures de deux enfants ayant une vraie famille (et leur p&#232;re un vrai m&#233;tier) et, par voie de cons&#233;quence, un pr&#233;nom et un nom.
&lt;br /&gt;Cependant, &#224; l'int&#233;rieur m&#234;me d'un genre d&#233;fini par le caract&#232;re fantastique de ses postulats, comme celui des histoires de super-h&#233;ros, il est toujours possible, pour un auteur, d'en proposer une relecture plus &#171; r&#233;aliste &#187; visant &#224; le recr&#233;dibiliser. C'est la d&#233;marche qui fut celle d'Alan Moore quand il con&#231;ut &lt;i&gt;Watchmen&lt;/i&gt;.
&lt;br /&gt;Dans le domaine de l'autobiographie et de la confession intime, le r&#233;alisme des contenus se mesure au fait que l'auteur aborde sans fard les aspects de sa vie qui pourraient &#234;tre g&#234;nants. Le r&#233;alisme d&#233;signe, en ce cas, la franchise des &#233;vocations, qui paraissent &#233;chapper &#224; toute forme d'autocensure et aborder sans tabou les domaines de la sexualit&#233; (c'est Chester Brown faisant le r&#233;cit presque clinique de ses relations avec &lt;i&gt;Vingt-trois prostitu&#233;es&lt;/i&gt;), de la haine de soi et m&#234;me d'une certaine forme d'abjection (Brunetti). La situation ou l'humeur d&#233;peinte peut en effet &#234;tre qualifi&#233;e de r&#233;aliste dans la mesure o&#249; elle n'est pas dissimul&#233;e, enjoliv&#233;e ou &#233;dulcor&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_2096 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;img src='http://neuviemeart.citebd.org/local/cache-vignettes/L300xH214/Chester_Brown-8f352-58841.jpg' width='300' height='214' style='height:214px;width:300px;' alt='' /&gt; &lt;/dt&gt; &lt;dd class='spip_doc_descriptif'&gt;Extrait de &lt;i&gt;23 prostitu&#233;es&lt;/i&gt;, de Chester Brown &lt;br&gt;&#169; &#201;ditions Corn&#233;lius
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Il existe enfin un r&#233;alisme documentaire, qui est le r&#233;sultat d'une exigence d'exactitude dans la d&#233;piction et la reconstitution d'&#233;poques et de lieux disparus. On ne s'y attardera pas ici (voir l'article &#171; documentation &#187;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jan Baetens a fait remarquer que, dans l'&#339;uvre d'Herg&#233; &#8211; comme, du reste, dans la quasi-totalit&#233; des bandes dessin&#233;es &#8722; les &#233;trangers (qu'ils soient Chinois, Maghr&#233;bins ou Sud-Am&#233;ricains) parlent fran&#231;ais. Il en tire la conclusion que &#171; le r&#233;alisme d'Herg&#233; est un r&#233;alisme d'&lt;i&gt;effets&lt;/i&gt;, non de &lt;i&gt;moyens&lt;/i&gt;. Ces derniers peuvent &#234;tre forc&#233;s, pour qu'ait lieu la transparence de la lecture qui innocente l'artefact en le d&#233;clarant &#8220;vrai&#8221;. L'effet r&#233;aliste sera obtenu du moment que le d&#233;chiffrement sans peine du r&#233;sultat vient cacher l'artifice des moyens mis en &#339;uvre. &#187; (1989 : 18) Autrement dit, le recours &#224; des conventions frapp&#233;es d'irr&#233;alisme n'emp&#234;che pas la production d'un effet de r&#233;el.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#233;pla&#231;ons-nous maintenant sur le terrain du dessin, du style graphique. Il appara&#238;t que &#171; caricatural &#187;, &#171; satirique &#187; ou &#171; sch&#233;matique &#187; peuvent, selon les cas et les circonstances, appara&#238;tre comme des &#233;quivalents acceptables d'&#171; humoristique &#187;, alors qu'ils proc&#232;dent de trois logiques diff&#233;rentes. De m&#234;me, &#224; l'appellation de &#171; dessin r&#233;aliste &#187;, on pr&#233;f&#232;re quelquefois les notions d'illusionnisme ou de naturalisme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'image dessin&#233;e ne partage pas avec la photographie ou la cin&#233;matographie ce r&#233;alisme qu'Andr&#233; Bazin qualifiait d'&lt;i&gt;ontologique&lt;/i&gt;, ce rapport d'objectivit&#233; vis-&#224;-vis du r&#233;el. Elle n'est pas une &#171; chambre d'enregistrement &#187;. Le r&#233;alisme du dessin est donc une fa&#231;on d'encoder le r&#233;el parmi d'autres. Il se donne toujours comme le r&#233;sultat d'un choix, et la mise en &#339;uvre d'un savoir-faire. Il &#171; repose sur une &#233;quivalence fondamentale du r&#233;el et de son interpr&#233;tation ; re-produire (figurer), ce n'est pas inventer, transformer, modifier, c'est au contraire restituer. &#187; (Lecigne &amp; Tamine : 8)
&lt;br /&gt;J'ai &#233;crit ailleurs que le &#171; degr&#233; de r&#233;alisme d'un dessin (&#8230;) peut se mesurer assez pr&#233;cis&#233;ment &#224; sa fid&#233;lit&#233; dans la restitution de quatre donn&#233;es du r&#233;el : &#8212; les formes, qui ne doivent pas &#234;tre alt&#233;r&#233;es (d&#233;-form&#233;es) ; en cela, le r&#233;alisme s'oppose bel et bien &#224; la caricature ; &#8212; la profondeur, que restitueront &#8211; sur le support &#224; deux dimensions du papier &#8211; les codes perspectifs ; &#8212; la lumi&#232;re, qu'exprimeront l'alternance de zones &#233;clair&#233;es et obscures, ainsi que les &#233;ventuels &lt;i&gt;model&#233;s&lt;/i&gt; du dessin, travaill&#233;s dans le respect d'une coh&#233;rence impos&#233;e par des sources lumineuses, explicites ou implicites ; &#8212; enfin, dans une moindre mesure, ce que Guy Gauthier nomme &#171; la compacit&#233; &#187;, et qui est l'infini foisonnement des d&#233;tails (il n'y a pas de &#171; blancs &#187; dans la nature). Selon la proportion de d&#233;tails qu'il restitue, le dessin atteint &#224; un niveau plus ou moins &#233;lev&#233; de descriptivit&#233;. &#187; (Groensteen, 2009 : 334)
&lt;br /&gt;S'agissant de la compacit&#233;, il faut toutefois se rappeler, avec Laure Blanc-Benon, que &#171; toute image est s&#233;lective, m&#234;me la plus r&#233;aliste. Une image ne peut rendre compte que de quelques aspects d'une r&#233;alit&#233;. Le r&#233;alisme n'est donc jamais une affaire d'exhaustivit&#233; &#187; (2009 : 183). Ou encore, dans les termes de Dominic Lopes, que l'image &#171; s'engage sur certaines propri&#233;t&#233;s de l'objet &#187; et pas sur d'autres (1996 : 17).
&lt;br /&gt;Ainsi, chez Herg&#233;, &#224; l'exception de quelques rares sc&#232;nes dont le potentiel dramatique se renforce d'effets de clair-obscur, la lumi&#232;re n'est pas prise en compte et, partant, il n'y a pas d'ombres. Il est toujours midi dans &lt;i&gt;Tintin&lt;/i&gt;, comme disait Numa Sadoul. Cette &#233;limination de la lumi&#232;re comme param&#232;tre constitutif de l'image fait partie, au m&#234;me titre que l'&#233;limination des d&#233;tails ou des mati&#232;res, de ce nettoyage qui est au principe de la ligne claire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les diff&#233;rents crit&#232;res du r&#233;alisme graphique &#233;nonc&#233;s ci-dessus ne sont donc pas n&#233;cessairement solidaires. Un dessinateur peut en respecter tel ou tel et ignorer ou enfreindre tel autre. Mais il peut arriver que cet &#171; engagement &#187; sur certaines propri&#233;t&#233;s et pas sur d'autres apparaisse comme un d&#233;faut de coh&#233;rence. Par exemple, la dessinatrice allemande Isabel Kreitz (&lt;i&gt;L'Espion de Staline&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Haarmann le boucher de Hanovre&lt;/i&gt;) use d'un style photo-r&#233;aliste d'une rare pr&#233;cision, d&#233;taillant les ombres, les mati&#232;res, les reflets, mais elle ne respecte pas toujours les proportions du corps humain, ayant tendance &#224; dessiner des t&#234;tes trop grosses par rapport au corps, ou des corps trop courts, et cette entorse aux mensurations canoniques ne laisse pas de surprendre, voire de g&#234;ner, dans un travail qui affiche par ailleurs de telles pr&#233;tentions &#224; l'exactitude.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_2094 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;img src='http://neuviemeart.citebd.org/local/cache-vignettes/L500xH267/Kreitz-db683.jpg' width='500' height='267' alt='' style='height:267px;width:500px;' /&gt; &lt;/dt&gt; &lt;dd class='spip_doc_descriptif'&gt;Extrait de &lt;i&gt;Haarmann le boucher de Hanovre&lt;/i&gt;, &lt;br&gt;de Kreitz et Meter &#169; &#201;ditions Casterman
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;L'impression de r&#233;alisme est enfin conditionn&#233;e par la justesse du &#171; jeu &#187; pr&#234;t&#233; aux personnages. Des poses outr&#233;es, grandiloquentes (comme celles que le jeune Albert Uderzo faisait syst&#233;matiquement &#8211; et maladroitement &#8722; prendre &#224; ses h&#233;ros &#224; l'&#233;poque o&#249; il s'essayait au &#171; dessin r&#233;aliste &#187;), des expressions physionomiques inad&#233;quates ruinent le processus de l'illusion narrative : la gesticulation, la grimace se substituent &#224; la vie, et nous cessons de croire &#224; ce qui nous est montr&#233;.
&lt;br /&gt;C'est en cela que le r&#233;alisme est toujours une contrainte : il bride certaines ambitions, emp&#234;che certains effets, canalise l'&#233;nergie graphique. Et son risque est de se figer en acad&#233;misme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le r&#233;alisme graphique est un code parmi d'autres. Il n'est pas plus &#171; vrai &#187;, il ne touche pas de plus pr&#232;s &#224; l'&#234;tre m&#234;me des choses, &#224; leur essence, que le style humoristique. Ainsi que l'a &#233;crit Alain Rey, &#171; l'animalcule bavard de Copi, cern&#233; en un tour de main, vaut en tant que personnage le dessin le plus d&#233;taill&#233;, le plus ombr&#233; et fignol&#233; d'un personnage de Foster, de Giraud &#187; (1978 : 45). Il le vaut, c'est-&#224;-dire que nous sommes pr&#234;ts &#224; l'accepter dans la convention graphique qui est la sienne, &#224; le reconna&#238;tre comme repr&#233;sentation acceptable d'un &#234;tre pensant et agissant et &#224; lui pr&#234;ter attention.
&lt;br /&gt;Dans une conception dynamique de la notion de r&#233;alisme, c'est avant toute chose l'homog&#233;n&#233;it&#233; du style qui en est garante : les dessins de n'importe quel auteur produisent un effet de r&#233;alisme d&#232;s lors qu'ils se ressemblent tous entre eux. La coh&#233;rence du monde propos&#233; lui donne consistance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jacques Aumont a not&#233; qu'au cin&#233;ma, ce qui passe pour r&#233;aliste diverge d'une p&#233;riode &#224; une autre, &#224; mesure de l'assimilation, par le spectateur, de certains codes filmiques. Ainsi, le r&#233;alisme muet/noir-blanc du cin&#233;ma des premiers temps ne correspond plus &#224; notre conception de l'impression de r&#233;alit&#233;. &#171; Le r&#233;alisme appara&#238;t alors comme un gain de r&#233;alit&#233;, par rapport &#224; un &#233;tat ant&#233;rieur du mode de repr&#233;sentation. Ce gain est infiniment reconductible, du fait des innovations techniques, mais aussi parce que la r&#233;alit&#233;, elle, n'est jamais atteinte. &#187; (1983 : 96) Les innovations techniques qui ont marqu&#233; l'histoire de la bande dessin&#233;e ont eu plus d'incidence sur la reproduction que sur la cr&#233;ation des &#339;uvres ; sauf peut-&#234;tre l'apparition de l'outil num&#233;rique, qui permet notamment d'importer puis de retoucher ou de r&#233;interpr&#233;ter graphiquement des documents photo.
&lt;br /&gt;Cependant, la question du r&#233;el peut donner lieu &#224; des r&#233;ponses esth&#233;tiques diff&#233;rentes selon les sensibilit&#233;s, les modes, les &#233;poques. Dans leur essai &lt;i&gt;Fac-simil&#233;&lt;/i&gt;, Lecigne et Tamine questionnaient l'&#233;mergence, &#224; partir des ann&#233;es 1960, d'un &#171; nouveau r&#233;alisme &#187;, mouvement qui &#171; n'aurait pas pris conscience de lui-m&#234;me &#187; mais qui &#233;tait partie prenante du modernisme. Des &#339;uvres comme celles de Tardi, Montellier, Bazooka, Teul&#233;, Munoz (ou le Moebius de &lt;i&gt;Cauchemar blanc&lt;/i&gt;) questionnaient le monde contemporain, jouaient de l'h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; graphique et de la &#171; m&#233;diumnisation photographique du r&#233;el &#187;, instaurant une v&#233;ritable &#171; probl&#233;matique de l'image &#187;.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_2095 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;img src='http://neuviemeart.citebd.org/local/cache-vignettes/L400xH556/Griffu-f1608-28bf2.jpg' width='400' height='556' style='height:556px;width:400px;' alt='' /&gt; &lt;/dt&gt; &lt;dd class='spip_doc_descriptif'&gt;Planche de &lt;i&gt;Griffu&lt;/i&gt;, de Tardi et Manchette, &lt;br&gt;reproduite dans &lt;i&gt;Fac-simil&#233;&lt;/i&gt;. &#169; &#201;ditions Casterman
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Si cette g&#233;n&#233;ration de dessinateurs abordait fr&#233;quemment le monde &#224; travers le filtre du fait divers ou des codes du polar, pour les cr&#233;ateurs de la g&#233;n&#233;ration suivante, c'est probablement l'annexion du domaine de l'intime, &#224; travers toutes les d&#233;clinaisons du geste autobiographique, qui a pu amener un nouveau rapport au r&#233;el, au quotidien, passant par un refus de la spectacularisation et une attention nouvelle &#224; ce que Georges Perec appelait &#171; l'infra-ordinaire &#187; et Lewis Trondheim &#171; les petits riens &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Thierry Groensteen&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Bibliographie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Aumont, Jacques &lt;i&gt;et al&lt;/i&gt;., &#171; Le r&#233;alisme au cin&#233;ma &#187;, &lt;i&gt;L'Esth&#233;tique du film&lt;/i&gt;, Fernand Nathan, &#8220;Nathan-universit&#233;&#8221;, 1983. / Baetens, Jan, &lt;i&gt;Herg&#233; &#233;crivain&lt;/i&gt;, Bruxelles : Labor, &#8220;Un livre, une &#339;uvre&#8221;, 1989. / Blanc-Benon, Laure, &lt;i&gt;La Question du r&#233;alisme en peinture. Approches contemporaines&lt;/i&gt;, Vrin, 2009. / Gauthier, Guy, &lt;i&gt;Vingt le&#231;ons sur l'image et le sens&lt;/i&gt;, Edilig, 1982. / Groensteen, Thierry, &#171; R&#233;alisme et virtuosit&#233; &#187;, &lt;i&gt;Les Cahiers de la bande dessin&#233;e&lt;/i&gt;, No.64, juil.-ao&#251;t 1985, p. 16-18 et 75-76 ; &lt;i&gt;La Bande dessin&#233;e, son histoire et ses ma&#238;tres&lt;/i&gt;, Skira Flammarion/ CIBDI, 2009, chapitre &#171; Les ma&#238;tres du trait &#187;. / Lecigne, Bruno, et Tamine, Jean-Pierre, &lt;i&gt;Fac-simil&#233;. Essai paratactique sur le Nouveau r&#233;alisme de la Bande Dessin&#233;e&lt;/i&gt;, Futuropolis, 1983. / Lopes, Dominic, &lt;i&gt;Understanding Pictures&lt;/i&gt;, Oxford-New York : Oxford University Press, 1996. / Rey, Alain, &lt;i&gt;Les Spectres de la bande&lt;/i&gt;, Minuit, 1978.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Corr&#233;lats&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;documentation &#8722; genres &#8722; Histoire &#8211; jeu &#8211; justesse &#8211; photographie &#8722; polygraphie &#8211; reportage &#8722; &lt;a href=&quot;http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?article464&quot; class='spip_in'&gt;style&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>31 (fin). zoom sur les anciens lecteurs</title>
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		<dc:date>2013-04-19T09:17:59Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>ils ont majoritairement arr&#234;t&#233; d'en lire avant 25 ans</dc:creator>


		<dc:subject>lecteur et lecture</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;En consid&#233;rant l'ensemble des anciens lecteurs de bandes dessin&#233;es, leur abandon survient en moyenne un peu avant 21 ans. Si ce chiffre synth&#233;tise des situations plut&#244;t contrast&#233;es d'une tranche d'&#226;ge &#224; l'autre, un point de convergence peut n&#233;anmoins &#234;tre identifi&#233; &#224; travers les &#226;ges : les abandons s'effectuent majoritairement avant 25 ans. Trois principales raisons sont avanc&#233;es par les anciens lecteurs de bandes dessin&#233;es pour expliquer leur abandon, provisoire ou d&#233;finitif : elles tiennent &#224; la perte d'int&#233;r&#234;t pour cette activit&#233; (41% des anciens lecteurs fournissent cette explication), au manque de temps (40% de citations) et &#224; l'inclination pour d'autres pratiques culturelles ou de loisirs (35% de citations).&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?rubrique91" rel="directory"&gt;l'enqu&#234;te sur la lecture de bandes dessin&#233;es en france&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?mot124" rel="tag"&gt;lecteur et lecture&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://neuviemeart.citebd.org/local/cache-vignettes/L150xH73/arton612-6ffce.jpg&quot; width='150' height='73' style='height:73px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;proportions d'anciens lecteurs de bandes dessin&#233;es selon l'&#226;ge&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour rappel (Cf. &lt;a href=&quot;http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?article581&quot; class='spip_in'&gt;chapitre 1&lt;/a&gt;), la part des personnes se d&#233;clarant anciens lecteurs de bandes dessin&#233;es s'&#233;tablit &#224; 44% au sein de la population &#226;g&#233;e de 7 ans et plus. &#202;tre ancien lecteur de bandes dessin&#233;es s'av&#232;re donc la situation la plus fr&#233;quente, &#234;tre lecteur concernant 32% de la population et non lecteur 24%.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avant 15 ans, les anciens lecteurs de bandes dessin&#233;es sont bien peu nombreux (&#224; peine 1%). Par contre, &#224; partir de cet &#226;ge, leur part devient, sans v&#233;ritable transition, assez cons&#233;quente et ne cesse de l'&#234;tre jusqu'aux &#226;ges les plus &#233;lev&#233;s. Entre 15 et 17 ans, cette part se rapproche des 50% mais reste inf&#233;rieure &#224; celle des lecteurs actuels. De 18 &#224; 59 ans, les anciens lecteurs de bandes dessin&#233;es repr&#233;sentent plus de la moiti&#233; de la population, leur pourcentage le plus &#233;lev&#233; s'observant parmi les 25-29 ans (ils sont pr&#232;s de deux sur trois au sein de cette tranche d'&#226;ge). &#192; partir de 60 ans, ils sont &#224; nouveau un peu moins de 50%, supplant&#233;s cette fois-ci par les non lecteurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Part des anciens lecteurs de bandes dessin&#233;es selon l'&#226;ge :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2163 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;img src='http://neuviemeart.citebd.org/local/cache-vignettes/L500xH226/Graf9-563c6.jpg' width='500' height='226' alt='' style='height:226px;width:500px;' /&gt; &lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Base : r&#233;pondants &#226;g&#233;s de 7 ans et plus.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;raisons d'abandon de la bande dessin&#233;e&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Trois principales raisons sont avanc&#233;es par les anciens lecteurs de bandes dessin&#233;es pour expliquer leur abandon, provisoire ou d&#233;finitif : elles tiennent &#224; la perte d'int&#233;r&#234;t pour cette activit&#233; (41% des anciens lecteurs fournissent cette explication), au manque de temps (40% de citations) et &#224; l'inclination pour d'autres pratiques culturelles ou de loisirs (35% de citations). Les autres motifs sont nettement moins mis en avant par les anciens lecteurs, s'associant des taux de citation inf&#233;rieurs &#224; 10%. N&#233;anmoins, il convient de souligner que la chert&#233; des bandes dessin&#233;es est une des causes d'abandon pour 7% des anciens lecteurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces r&#233;sultats globaux d&#233;clin&#233;s selon l'&#226;ge donnent &#224; voir que le d&#233;sint&#233;r&#234;t &#224; l'&#233;gard de la bande dessin&#233;e est plus fr&#233;quemment cit&#233; par les 15-17 ans (&#224; 56%, soit 15 points de plus qu'en moyenne), tout comme le manque de temps (&#224; 50%, soit 10 points de plus qu'en moyenne). La pr&#233;f&#233;rence pour d'autres lectures ou d'autres loisirs est plus souvent cit&#233;e par les moins de 30 ans (&#224; 46%, soit 11 points de plus qu'en moyenne). Selon le sexe, la principale diff&#233;renciation r&#233;side dans le fait que les hommes &#233;voquent plus souvent le manque de temps (&#224; 45%, contre 34% chez les femmes), ces derni&#232;res relatant plus un d&#233;sint&#233;r&#234;t pour la bande dessin&#233;e (&#224; 45%, contre 36% chez les hommes).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Pour quelle(s) raison(s) avez-vous arr&#234;t&#233; de lire des bandes dessin&#233;es ? &#187; (Plusieurs r&#233;ponses possibles) :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2164 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;img src='http://neuviemeart.citebd.org/local/cache-vignettes/L500xH313/Graf10-44364.jpg' width='500' height='313' alt='' style='height:313px;width:500px;' /&gt; &lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Base : anciens lecteurs de BD &#226;g&#233;s de 15 ans et plus.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&#226;ge d'abandon de la bande dessin&#233;e selon l'&#226;ge actuel&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En consid&#233;rant l'ensemble des anciens lecteurs de bandes dessin&#233;es, leur abandon survient en moyenne un peu avant 21 ans. Si ce chiffre synth&#233;tise des situations plut&#244;t contrast&#233;es d'une tranche d'&#226;ge &#224; l'autre, un point de convergence peut n&#233;anmoins &#234;tre identifi&#233; &#224; travers les &#226;ges : les abandons s'effectuent majoritairement avant 25 ans. Ainsi, m&#234;me chez les anciens lecteurs les plus &#226;g&#233;s (50 ans et plus), dont on pouvait penser que l'&#226;ge d'abandon serait assez &#233;clat&#233;, ils sont 60% &#224; d&#233;clarer avoir arr&#234;t&#233; de lire des bandes dessin&#233;es avant 25 ans. De ce point de vue, c'est donc quand on est adolescent ou jeune adulte que l'on tend le plus souvent &#224; s'&#233;loigner de la bande dessin&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De fa&#231;on m&#233;canique cependant, l'&#226;ge moyen d'abandon de la bande dessin&#233;e s'accro&#238;t avec l'&#226;ge actuel des anciens lecteurs. D&#233;passant l&#233;g&#232;rement 12 ans chez les anciens lecteurs actuellement &#226;g&#233;s de 15 &#224; 17 ans, il grimpe petit &#224; petit pour finalement atteindre presque 26,5 ans chez les 60 ans et plus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#194;ge d'abandon de la lecture de la bande dessin&#233;e selon l'&#226;ge :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2165 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;img src='http://neuviemeart.citebd.org/local/cache-vignettes/L500xH215/Graf11-21545.jpg' width='500' height='215' alt='' style='height:215px;width:500px;' /&gt; &lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Base : anciens lecteurs de BD &#226;g&#233;s de 15 ans et plus.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;nombre et genre de bandes dessin&#233;es lues par les anciens lecteurs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'ils &#233;taient lecteurs de bandes dessin&#233;es, les anciens lecteurs lisaient un volume &#224; peu pr&#232;s comparable de bandes dessin&#233;es que les lecteurs actuels : dans un cas comme dans l'autre, environ la moiti&#233; lit ou lisait moins de 10 BD dans l'ann&#233;e tandis qu'&#224; l'oppos&#233;, 10% lisent ou lisaient 50 BD et plus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;S'agissant des genres de bandes dessin&#233;es lues, les dissemblances se font plus marqu&#233;es. Les anciens lecteurs de bandes dessin&#233;es &#233;taient un peu plus &#171; consommateurs &#187; d'albums traditionnels (&#224; 88%, contre 83% chez les lecteurs actuels) et de magazines de bandes dessin&#233;es (&#224; 58%, contre 50% chez les lecteurs actuels). Ils &#233;taient en revanche nettement moins adeptes de comics, mangas et romans graphiques : les proportions d'anciens lecteurs d&#233;clarant lire ces genres de bandes dessin&#233;es sont inf&#233;rieures de 20 &#224; 30 points &#224; celles des lecteurs actuels.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>30. la lecture de bandes dessin&#233;es au format num&#233;rique</title>
		<link>http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?article611</link>
		<guid isPermaLink="true">http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?article611</guid>
		<dc:date>2013-04-19T09:17:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>29% des 18-24 ans lisent des BD num&#233;riques</dc:creator>


		<dc:subject>lecteur et lecture</dc:subject>
		<dc:subject>num&#233;rique</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;La lecture de bandes dessin&#233;es num&#233;riques para&#238;t encore peu r&#233;pandue chez les lecteurs de bandes dessin&#233;es : cela concerne en effet 14% d'entre eux. Toutes les cat&#233;gories d'&#226;ge ne sont pas touch&#233;es de mani&#232;re uniforme par cette pratique, qui est plut&#244;t le fait des moins 40 ans et, de fa&#231;on plus marqu&#233;e encore, des 18-24 ans et des 25-29 ans : les premiers comptent 29% de lecteurs de bandes dessin&#233;es num&#233;riques et les seconds 23%.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?rubrique91" rel="directory"&gt;l'enqu&#234;te sur la lecture de bandes dessin&#233;es en france&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?mot124" rel="tag"&gt;lecteur et lecture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?mot125" rel="tag"&gt;num&#233;rique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://neuviemeart.citebd.org/local/cache-vignettes/L150xH73/arton611-6852a.jpg&quot; width='150' height='73' style='height:73px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La lecture de bandes dessin&#233;es num&#233;riques para&#238;t encore peu r&#233;pandue chez les lecteurs de bandes dessin&#233;es : cela concerne en effet 14% d'entre eux. Toutes les cat&#233;gories d'&#226;ge ne sont pas touch&#233;es de mani&#232;re uniforme par cette pratique. &#192; partir de 60 ans, elle est inexistante (sur la base de l'&#233;chantillon enqu&#234;t&#233;) et entre 40 et 59 ans, elle n'est que tr&#232;s marginale : 2% des lecteurs de bandes dessin&#233;es de 40-49 ans, 4% des 50-59 ans d&#233;clarent lire des bandes dessin&#233;es au format num&#233;rique. Cette pratique est donc plut&#244;t le fait des moins 40 ans et, de fa&#231;on plus marqu&#233;e encore, des 18-24 ans et des 25-29 ans : les premiers comptent 29% de lecteurs de bandes dessin&#233;es num&#233;riques et les seconds 23%. Entre 11 et 17 ans et 30 et 39 ans, ces pourcentages vont de 15% &#224; 18%.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plusieurs questions ont &#233;t&#233; pos&#233;es aux lecteurs de bandes dessin&#233;es num&#233;riques afin de mieux cerner cette pratique. D'abord, la plupart des personnes interrog&#233;es d&#233;clare les lire sur un ordinateur : 80% proc&#232;dent (notamment) de la sorte. La lecture sur une tablette num&#233;rique (26% des lecteurs concern&#233;s), sur un t&#233;l&#233;phone portable (18%) ou sur une liseuse &#233;lectronique (12%) est bien moins fr&#233;quente.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une part importante des lecteurs de bandes dessin&#233;es num&#233;riques d&#233;clare en poss&#233;der : un peu plus de 70% sont dans ce cas. Le nombre de bandes dessin&#233;es poss&#233;d&#233;es n'est pas n&#233;gligeable : si 41% en poss&#232;dent moins de 10, ils sont 22% &#224; en poss&#233;der 10 &#224; 50 et 8% &#224; en poss&#233;der 50 et plus. Un peu plus de la moiti&#233; (53%) des lecteurs de bandes dessin&#233;es num&#233;riques dit en avoir achet&#233; au cours des 12 derniers mois. Lorsqu'il y a achat, celui-ci survient plut&#244;t fr&#233;quemment : 24% des lecteurs en ach&#232;tent au moins une fois par mois, 16% deux &#224; trois fois par mois et 12% une &#224; plusieurs fois par semaine. Enfin, 42% des lecteurs de bandes dessin&#233;es num&#233;riques en ont au moins &#233;chang&#233; une au cours des 12 derniers mois. Ils se r&#233;partissent &#224; peu pr&#232;s &#224; parts &#233;gales entre ceux qui en ont &#233;chang&#233; une fois par mois ou moins (15%), deux &#224; trois fois par mois (14%) et une &#224; plusieurs fois par semaine (13%).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>29. l'emprunt de bandes dessin&#233;es</title>
		<link>http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?article610</link>
		<guid isPermaLink="true">http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?article610</guid>
		<dc:date>2013-04-19T09:17:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>60% des 11-14 ans empruntent aux amis et en biblioth&#232;que</dc:creator>


		<dc:subject>lecteur et lecture</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Pr&#232;s d'un lecteur de bandes dessin&#233;es sur deux dit avoir d&#233;j&#224; emprunt&#233; au cours des 12 derniers mois une bande dessin&#233;e au format papier &#224; une personne ext&#233;rieure &#224; son foyer (45%). Ces &#233;changes sont plus courants aux jeunes &#226;ges : chez les lecteurs de 11-14 ans (60%) et 15-17 ans (52%). Les lecteurs de bandes dessin&#233;es se composent pour un tiers de personnes en lisant et en empruntant &#224; la biblioth&#232;que ou &#224; la m&#233;diath&#232;que. Ces pratiques sont bien plus fr&#233;quentes chez les lecteurs &#226;g&#233;s de 11 &#224; 14 ans puisqu'un peu plus de 60% d'entre eux disent lire des bandes dessin&#233;es &#224; la biblioth&#232;que ainsi qu'en emprunter. D&#232;s 15-17 ans, ce pourcentage s'amoindrit, tombant &#224; 40%. Par la suite, il passe sous les 30% dans la plupart des cas.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?rubrique91" rel="directory"&gt;l'enqu&#234;te sur la lecture de bandes dessin&#233;es en france&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?mot124" rel="tag"&gt;lecteur et lecture&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://neuviemeart.citebd.org/local/cache-vignettes/L150xH73/arton610-5fbba.jpg&quot; width='150' height='73' style='height:73px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;l'emprunt de bandes dessin&#233;es au format papier aupr&#232;s de personnes hors du foyer&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pr&#232;s d'un lecteur de bandes dessin&#233;es sur deux dit avoir d&#233;j&#224; emprunt&#233; au cours des 12 derniers mois une bande dessin&#233;e au format papier &#224; une personne ext&#233;rieure &#224; son foyer. La bande dessin&#233;e est donc un support qui s'&#233;change et se pr&#234;te de mani&#232;re assez fr&#233;quente. Ces &#233;changes sont un peu plus courants aux jeunes &#226;ges : chez les lecteurs de 11-14 ans (60%) et 15-17 ans (52%), une majorit&#233; de lecteurs a emprunt&#233; des bandes dessin&#233;es. De 18 &#224; 39 ans, pr&#232;s d'un sur deux est dans ce cas, de 40 &#224; 59 ans, environ un sur trois et, pass&#233; 60 ans, moins d'un sur quatre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Au cours des 12 derniers mois, vous est-il arriv&#233; d'emprunter des BD papier &#224; des personnes ext&#233;rieures &#224; votre foyer ? &#187; :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2160 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;img src='http://neuviemeart.citebd.org/local/cache-vignettes/L300xH256/Graf6-e981d.jpg' width='300' height='256' alt='' style='height:256px;width:300px;' /&gt; &lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Base : lecteurs de BD &#226;g&#233;s de 11 ans et plus.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;lecture et emprunt de bandes dessin&#233;es &#224; la biblioth&#232;que&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les lecteurs de bandes dessin&#233;es se composent pour un tiers de personnes en lisant et en empruntant &#224; la biblioth&#232;que ou &#224; la m&#233;diath&#232;que. Ces pratiques sont bien plus fr&#233;quentes chez les lecteurs &#226;g&#233;s de 11 &#224; 14 ans puisqu'un peu plus de 60% d'entre eux disent lire des bandes dessin&#233;es &#224; la biblioth&#232;que ainsi qu'en emprunter. D&#232;s 15-17 ans, ce pourcentage s'amoindrit, tombant &#224; 40%. Par la suite, il passe sous les 30% dans la plupart des cas. &lt;br /&gt;Si les pourcentages de lecteurs et d'emprunteurs en biblioth&#232;que demeurent globalement comparables jusqu'&#224; 30 ans, apr&#232;s cet &#226;ge, les emprunteurs sont en proportions plus nombreuses que les lecteurs. L'&#233;cart le plus &#233;lev&#233; s'observe chez les lecteurs de bandes dessin&#233;es de 50-59 ans, qui comptent 12% d'individus lisant des bandes dessin&#233;es sur place en biblioth&#232;que mais 24% d'individus en empruntant. Il semblerait de ce fait que lecteurs de bandes dessin&#233;es de 30 ans et plus qui se rendent dans les biblioth&#232;ques pr&#233;f&#232;rent lire chez eux plut&#244;t que sur place.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Au cours des 12 derniers mois, vous est-il arriv&#233; d'aller &#224; la biblioth&#232;que ou &#224; la m&#233;diath&#232;que pour&#8230; &#187; :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;lire des bandes dessin&#233;es sur place&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2161 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;img src='http://neuviemeart.citebd.org/local/cache-vignettes/L358xH215/Graf7b-77dbc.jpg' width='358' height='215' alt='' style='height:215px;width:358px;' /&gt; &lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;emprunter des bandes dessin&#233;es&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2162 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;img src='http://neuviemeart.citebd.org/local/cache-vignettes/L353xH215/Graf8-2-b683e.jpg' width='353' height='215' alt='' style='height:215px;width:353px;' /&gt; &lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Base : lecteurs de BD &#226;g&#233;s de 11 ans et plus.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>28. l'achat de bandes dessin&#233;es au format papier</title>
		<link>http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?article609</link>
		<guid isPermaLink="true">http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?article609</guid>
		<dc:date>2013-04-19T09:16:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>72% des adolescents ach&#232;tent leurs BD en grande surface</dc:creator>


		<dc:subject>lecteur et lecture</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;L'achat de bandes dessin&#233;es au format papier reste un acte relativement fr&#233;quent chez les lecteurs de bandes dessin&#233;es : 60% en ont effectu&#233; au cours des 12 derniers mois. Contrairement &#224; la possession, l'achat de bandes dessin&#233;es est nettement sensible &#224; l'&#226;ge. Certes, c'est parmi les 11-14 ans que l'on trouve la plus forte proportion d'acheteurs (67%), proportion qui tend ensuite &#224; s'&#233;roder entre 15 et 17 ans (53%) puis 18 et 24 ans (46%). Mais elle remonte entre 25 et 29 ans (57%), ce jusqu'&#224; 40-49 ans (64%, soit un score tr&#232;s proche des 11-14 ans), avant de d&#233;cliner &#224; nouveau &#224; partir de 50 ans. Deux lieux concentrent plus particuli&#232;rement les achats de bandes dessin&#233;es : d'une part la librairie ou l'espace culturel g&#233;n&#233;raliste, d'autre part la grande surface. Respectivement 59% et 56% des acheteurs de bandes dessin&#233;es sont venus y effectuer un ou plusieurs achats. Les 15-17 ans sont plus coutumiers que les autres des achats de bandes dessin&#233;es en grande surface : &lt;strong&gt;72%&lt;/strong&gt; en ont effectu&#233;, soit 16 points de plus qu'en moyenne.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?rubrique91" rel="directory"&gt;l'enqu&#234;te sur la lecture de bandes dessin&#233;es en france&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?mot124" rel="tag"&gt;lecteur et lecture&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://neuviemeart.citebd.org/local/cache-vignettes/L150xH73/arton609-f9c39.jpg&quot; width='150' height='73' style='height:73px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'achat de bandes dessin&#233;es au format papier reste un acte relativement fr&#233;quent chez les lecteurs de bandes dessin&#233;es : 60% en ont effectu&#233; au cours des 12 derniers mois. Contrairement &#224; la possession, l'achat de bandes dessin&#233;es est nettement sensible &#224; l'&#226;ge. Certes, c'est parmi les 11-14 ans que l'on trouve la plus forte proportion d'acheteurs (67%), proportion qui tend ensuite &#224; s'&#233;roder entre 15 et 17 ans (53%) puis 18 et 24 ans (46%). Mais elle remonte entre 25 et 29 ans (57%), ce jusqu'&#224; 40-49 ans (64%, soit un score tr&#232;s proche des 11-14 ans), avant de d&#233;cliner &#224; nouveau &#224; partir de 50 ans. Diverses hypoth&#232;ses peuvent &#234;tre formul&#233;es concernant ce d&#233;crochage entre 15 et 24 ans : &#224; ces &#226;ges, les bandes dessin&#233;es achet&#233;es sont peut-&#234;tre plus co&#251;teuses au regard des moyens dont on dispose et/ou du genre de bandes dessin&#233;es que l'on souhaite acqu&#233;rir, ou bien ce poste de d&#233;pense est peut-&#234;tre rel&#233;gu&#233; au second plan apr&#232;s que soient apparus des centres d'int&#233;r&#234;t concurrents.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Au cours des 12 derniers mois, avez-vous achet&#233; des bandes dessin&#233;es au format papier ? &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2158 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;img src='http://neuviemeart.citebd.org/local/cache-vignettes/L300xH263/Graf4-351a6.jpg' width='300' height='263' alt='' style='height:263px;width:300px;' /&gt; &lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Base : lecteurs de BD &#226;g&#233;s de 11 ans et plus.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les acheteurs de bandes dessin&#233;es sont 42% &#224; en avoir acquis moins de 5 dans l'ann&#233;e, 30% en ont acquis entre 5 et 9. Ainsi, pr&#232;s de trois acheteurs de bandes dessin&#233;es sur quatre s'en sont procur&#233; moins de 10 sur les 12 derniers mois (ce qui correspond &#224; moins d'une bande dessin&#233;e achet&#233;e chaque mois). Les gros acheteurs (20 BD et plus acquises durant l'ann&#233;e, soit presque 2 chaque mois) repr&#233;sentent environ 1 acheteur sur 10. &lt;br /&gt;L'achat d'un grand nombre de bandes dessin&#233;es se conjugue g&#233;n&#233;ralement avec la lecture d'un grand nombre de bandes dessin&#233;es. Un quart des personnes lisant 50 BD et plus par an d&#233;clare en avoir achet&#233; 20 et plus au cours de l'ann&#233;e (contre 9% en moyenne) et approximativement la moiti&#233; d&#233;clare en avoir achet&#233; 10 et plus (contre 27% en moyenne). Cependant, la lecture de bandes dessin&#233;es n'est pas forc&#233;ment synonyme d'achat, loin s'en faut, puisque 41% des lecteurs n'ont achet&#233; aucune bande dessin&#233;e au cours des 12 derniers mois. Ces lecteurs non acheteurs sont surrepr&#233;sent&#233;s au sein des petits lecteurs : 65% de personnes lisant moins de 5 BD dans l'ann&#233;e d&#233;clarent n'en avoir achet&#233; aucune sur ce m&#234;me laps de temps. Le non achat de bandes dessin&#233;es, bien que plus rare, existe aussi chez les gros lecteurs (un sur cinq est concern&#233;).&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;les lieux d'achat&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Deux lieux concentrent plus particuli&#232;rement les achats de bandes dessin&#233;es : d'une part la librairie ou l'espace culturel g&#233;n&#233;raliste, d'autre part la grande surface. Respectivement 59% et 56% des acheteurs de bandes dessin&#233;es sont venus y effectuer un ou plusieurs achats. Les 15-17 ans sont plus coutumiers que les autres des achats de BD en grande surface : 72% en ont effectu&#233;, soit 16 points de plus qu'en moyenne. &lt;br /&gt;Les autres lieux potentiels d'achat de bandes dessin&#233;es comptent en comparaison de ces deux lieux nettement moins d'acheteurs. Les librairies sp&#233;cialis&#233;es, les braderies / brocantes, les sites Internet g&#233;n&#233;ralistes et les maisons de la presse sont trois &#224; quatre fois moins cit&#233;s par les acheteurs comme lieux o&#249; ils ont fait l'acquisition de bandes dessin&#233;es. Quant aux sites Internet sp&#233;cialis&#233;s en bandes dessin&#233;es, ils sont dix fois moins cit&#233;s, seuls 6% des acheteurs d&#233;clarant y avoir r&#233;alis&#233; des achats.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; En g&#233;n&#233;ral, o&#249; achetez-vous vos bandes dessin&#233;es papier ? &#187; (Plusieurs r&#233;ponses possibles) :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2159 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;img src='http://neuviemeart.citebd.org/local/cache-vignettes/L500xH282/Graf5-0bcea.jpg' width='500' height='282' alt='' style='height:282px;width:500px;' /&gt; &lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Base : lecteurs de BD &#226;g&#233;s de 15 ans et plus ayant achet&#233; des BD.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>27. possession de bandes dessin&#233;es au format papier</title>
		<link>http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?article608</link>
		<guid isPermaLink="true">http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?article608</guid>
		<dc:date>2013-04-19T09:16:34Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>49% des Fran&#231;ais poss&#232;dent des bandes dessin&#233;es</dc:creator>


		<dc:subject>lecteur et lecture</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Quasi une personne sur deux d&#233;clare poss&#233;der personnellement des bandes dessin&#233;es au format papier parmi la population &#226;g&#233;e de 11 ans et plus. Les lecteurs actuels de bandes dessin&#233;es en poss&#232;dent presque tous (87% sont dans ce cas), les anciens lecteurs sont 44% &#224; en conserver chez eux alors que les non lecteurs sont assez peu &#224; en avoir (seulement 10%). &lt;br /&gt;Le pourcentage de possesseurs de bandes dessin&#233;es ne fait que diminuer avec l'&#226;ge : tr&#232;s &#233;lev&#233; chez les 11-14 ans (89% disent en poss&#233;der), il commence &#224; s'amenuiser d&#232;s 15 &#224; 17 ans (se chiffrant tout de m&#234;me &#224; 75%). A partir de 18 ans et jusqu'&#224; 59 ans, il reste compris dans une fourchette allant de 46% &#224; 59%.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?rubrique91" rel="directory"&gt;l'enqu&#234;te sur la lecture de bandes dessin&#233;es en france&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?mot124" rel="tag"&gt;lecteur et lecture&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://neuviemeart.citebd.org/local/cache-vignettes/L150xH73/arton608-fd653.jpg&quot; width='150' height='73' style='height:73px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quasi une personne sur deux d&#233;clare poss&#233;der personnellement des bandes dessin&#233;es au format papier parmi la population &#226;g&#233;e de 11 ans et plus. Les lecteurs actuels de bandes dessin&#233;es en poss&#232;dent presque tous (87% sont dans ce cas), les anciens lecteurs sont 44% &#224; en conserver chez eux alors que les non lecteurs sont assez peu &#224; en avoir (seulement 10%). &lt;br /&gt;Le pourcentage de possesseurs de bandes dessin&#233;es ne fait que diminuer avec l'&#226;ge : tr&#232;s &#233;lev&#233; chez les 11-14 ans (89% disent en poss&#233;der), il commence &#224; s'amenuiser d&#232;s 15 &#224; 17 ans (se chiffrant tout de m&#234;me &#224; 75%). A partir de 18 ans et jusqu'&#224; 59 ans, il reste compris dans une fourchette allant de 46% &#224; 59%. Autrement formul&#233;, il faut compter &#224; ces &#226;ges environ un possesseur de bandes dessin&#233;es sur deux. Chez les 60 ans et plus, il &#8216;y en a pas plus d'un sur quatre (23% pr&#233;cis&#233;ment).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Vous personnellement, poss&#233;dez-vous des bandes dessin&#233;es au format papier ? &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2157 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;img src='http://neuviemeart.citebd.org/local/cache-vignettes/L300xH211/Graf3-441b0.jpg' width='300' height='211' alt='' style='height:211px;width:300px;' /&gt; &lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Base : r&#233;pondants &#226;g&#233;s de 11 ans et plus.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La moiti&#233; des personnes poss&#233;dant personnellement des bandes dessin&#233;es en ont 10 &#224; 50. Un quart en a un nombre assez r&#233;duit (moins de 10), l'autre quart en ayant un nombre plus cons&#233;quent, c'est-&#224;-dire au moins une cinquantaine. Pr&#232;s d'un possesseur de bandes dessin&#233;es sur 10 en a une centaine ou plus. &lt;br /&gt;Ces personnes poss&#233;dant au moins 100 bandes dessin&#233;es se trouvent en proportions plus importantes chez les gros lecteurs de BD (27% de ceux qui lisent 100 BD et plus dans l'ann&#233;e poss&#232;dent 100 BD et plus), mais aussi chez les 50-59 ans (16% sont dans ce cas). En ce sens, la possession d'un grand nombre de bandes dessin&#233;es d&#233;pend non seulement de l'app&#233;tence pour ce type de lecture mais n&#233;cessite aussi du temps (et de l'argent) pour les accumuler. C'est sans doute la raison pour laquelle aux &#226;ges jeunes (inf&#233;rieurs &#224; 30 ans), bien que les lecteurs de bandes dessin&#233;es soient plus repr&#233;sent&#233;s, la part des individus ayant 100 BD et plus reste comprise entre 4% et 6% (contre 9% en moyenne).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>26. les images associ&#233;es &#224; la bande dessin&#233;e</title>
		<link>http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?article607</link>
		<guid isPermaLink="true">http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?article607</guid>
		<dc:date>2013-04-19T09:16:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>80% des Fran&#231;ais estiment que la BD est un art &#224; part enti&#232;re</dc:creator>


		<dc:subject>lecteur et lecture</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Au sein de la population fran&#231;aise, l'opinion qui fait le plus consensus autour de la bande dessin&#233;e est que sa lecture rel&#232;ve d'une pratique &#224; la fois ludique et divertissante : 92% des personnes interrog&#233;es expriment leur accord avec cette id&#233;e. Une autre opinion assez partag&#233;e est que la bande dessin&#233;e constitue un art &#224; part enti&#232;re : pr&#232;s de 80% des sond&#233;s y souscrivent, tandis que seuls 10% la r&#233;futent. Les opinions selon lesquelles la bande dessin&#233;e &#233;veillerait &#224; la culture obtiennent des taux d'accord compris entre 65% et 70%. Une majorit&#233; de la population juge en effet que la bande dessin&#233;e peut donner le go&#251;t d'autres lectures, permettre de se cultiver, inciter &#224; s'int&#233;resser &#224; d'autres formes d'art.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?rubrique91" rel="directory"&gt;l'enqu&#234;te sur la lecture de bandes dessin&#233;es en france&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?mot124" rel="tag"&gt;lecteur et lecture&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://neuviemeart.citebd.org/local/cache-vignettes/L150xH73/arton607-af207.jpg&quot; width='150' height='73' style='height:73px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au sein de la population, l'opinion qui fait le plus consensus autour de la bande dessin&#233;e est que sa lecture rel&#232;ve d'une pratique &#224; la fois ludique et divertissante : 92% des personnes interrog&#233;es expriment leur accord avec cette id&#233;e (dont 50% se disant tout &#224; fait d'accord et 42% plut&#244;t d'accord). Une autre opinion assez partag&#233;e est que la bande dessin&#233;e constitue un art &#224; part enti&#232;re : pr&#232;s de 80% des sond&#233;s y souscrivent, tandis que seuls 10% la r&#233;futent, les 12% restants ne se pronon&#231;ant pas. &lt;br /&gt;Les opinions selon lesquelles la bande dessin&#233;e &#233;veillerait &#224; la culture obtiennent des taux d'accord compris entre 65% et 70%. Une majorit&#233; de la population juge en effet que la bande dessin&#233;e peut donner le go&#251;t d'autres lectures, permettre de se cultiver, inciter &#224; s'int&#233;resser &#224; d'autres formes d'art. Toutefois, la part des personnes en total accord avec ces id&#233;es atteint 20%, les autres, constituant la proportion la plus importante (pr&#232;s de 50%), faisant preuve d'une approbation plus mod&#233;r&#233;e. Entre 15% et 20% de la population ne consid&#232;re pas que la bande dessin&#233;e soit un levier vers d'autres formes de culture. &lt;br /&gt;Plus de la moiti&#233; de la population estime enfin que la lecture de la bande dessin&#233;e n'est pas l'apanage des personnes qui disposent de beaucoup de temps ou des plus jeunes. Pour autant, une part encore importante des r&#233;pondants (environ 2 sur 5) estime que la bande dessin&#233;e s'adresse pr&#233;f&#233;rentiellement &#224; certains publics.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Entre lecteurs actuels de la bande dessin&#233;e et non lecteurs, des diff&#233;rences s'observent, les premiers portant globalement un regard plus bienveillant &#224; l'&#233;gard de la bande dessin&#233;e que les seconds (ce qui pouvait &#234;tre attendu). Cependant, les non lecteurs se caract&#233;risent moins par une vision n&#233;gative de la bande dessin&#233;e que par une absence de vision, recourant bien plus fr&#233;quemment &#224; la r&#233;ponse &#171; ne sait pas &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Etes-vous totalement, plut&#244;t, plut&#244;t pas ou pas du tout d'accord avec les propositions suivantes ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2156 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;img src='http://neuviemeart.citebd.org/local/cache-vignettes/L500xH292/Graf2-2-1f6e5.jpg' width='500' height='292' alt='' style='height:292px;width:500px;' /&gt; &lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Base : r&#233;pondants &#226;g&#233;s de 15 ans et plus.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>25. pratiques en lien avec la bande dessin&#233;e</title>
		<link>http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?article606</link>
		<guid isPermaLink="true">http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?article606</guid>
		<dc:date>2013-04-19T09:15:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>30% des lecteurs de BD fr&#233;quentent des expositions de BD</dc:creator>


		<dc:subject>lecteur et lecture</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;L'int&#233;r&#234;t pour la bande dessin&#233;e ne se limite bien entendu pas &#224; la lecture, mais peut s'exprimer &#224; travers d'autres pratiques connexes. Cependant, une majorit&#233; de lecteurs (56%) ne s'y adonnent pas, se cantonnant uniquement aux pratiques de lecture alors que 44% font d'autres choses que lire. Les visites d'expositions de bandes dessin&#233;es sont les plus r&#233;pandues : au global, &lt;strong&gt;30%&lt;/strong&gt; des lecteurs de bandes dessin&#233;es d&#233;clarent en effectuer. La recherche de d&#233;dicaces d'auteurs concerne 18% des lecteurs, tandis que 14% font eux-m&#234;mes de la bande dessin&#233;e en amateur.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?rubrique91" rel="directory"&gt;l'enqu&#234;te sur la lecture de bandes dessin&#233;es en france&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?mot124" rel="tag"&gt;lecteur et lecture&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://neuviemeart.citebd.org/local/cache-vignettes/L150xH73/arton606-61cd0.jpg&quot; width='150' height='73' style='height:73px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'int&#233;r&#234;t pour la bande dessin&#233;e ne se limite bien entendu pas &#224; la lecture, mais peut s'exprimer &#224; travers d'autres pratiques connexes. Cependant, une majorit&#233; de lecteurs (56%) ne s'y adonnent pas, se cantonnant uniquement aux pratiques de lecture alors que 44% font d'autres choses que lire. Les visites d'expositions de bandes dessin&#233;es sont les plus r&#233;pandues : au global, 30% des lecteurs de bandes dessin&#233;es d&#233;clarent en effectuer. La recherche de d&#233;dicaces d'auteurs concerne 18% des lecteurs, tandis que 14% font eux-m&#234;mes de la bande dessin&#233;e en amateur. Les autres pratiques cit&#233;es, intervenir sur des forums, participer &#224; un cosplay, fr&#233;quenter un manga, restent plus confidentielles, touchant moins de 10% des lecteurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il appara&#238;t en toute logique que les personnes lisant le plus de bandes dessin&#233;es sont aussi celles qui investissent le plus les lieux ou &#233;v&#232;nement y ayant trait. A titre d'exemple, 62% des personnes ayant lu 100 BD et plus dans l'ann&#233;e se sont d&#233;j&#224; rendues dans une exposition de bandes dessin&#233;es (contre 30% au global), 41% ont d&#233;j&#224; cherch&#233; &#224; obtenir des d&#233;dicaces (contre 18% au global). Le pourcentage minimal s'observe sur la fr&#233;quentation de caf&#233;s manga : il atteint pour autant 31% (contre 6% au global). Au final, seuls 29% des gros lecteurs de bandes dessin&#233;es pratiquent uniquement la lecture de bandes dessin&#233;es l&#224; o&#249; ils sont 71% chez les petits lecteurs (moins de 5 BD lues dans l'ann&#233;e).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par &#226;ge, les plus &#171; actifs &#187; sont les 25-29 ans et les moins &#171; actifs &#187; les 60 ans et plus : 59% des premiers d&#233;clarent une autre pratique que la lecture contre 22% des seconds, pourcentage oscillant peu aux autres &#226;ges. Dans le d&#233;tail, les &#233;carts les plus notables sont le fait des lecteurs de 25-29 ans, qui interviennent plus que les autres sur des forums de la bande dessin&#233;e (&#224; 27%, contre 10% en moyenne) et des lecteurs de 18-24 ans, qui participent plus que les autres &#224; des cosplays (&#224; 20%, contre 8% en moyenne).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Il vous est d&#233;j&#224; arriv&#233; de&#8230; &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2155 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;img src='http://neuviemeart.citebd.org/local/cache-vignettes/L500xH271/Graf1-2-3008b.jpg' width='500' height='271' alt='' style='height:271px;width:500px;' /&gt; &lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Base : lecteurs de bandes dessin&#233;es &#226;g&#233;s de 15 ans et plus.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>24. comment choisissez-vous vos bandes dessin&#233;es ?</title>
		<link>http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?article605</link>
		<guid isPermaLink="true">http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?article605</guid>
		<dc:date>2013-04-19T09:15:28Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>85% des lecteurs se d&#233;brouillent seuls</dc:creator>


		<dc:subject>lecteur et lecture</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le choix des bandes dessin&#233;es &#224; lire est dans une large mesure guid&#233; par les propres aspirations du lecteur qui, dans 85% des cas, d&#233;clare se d&#233;brouiller tout seul pour s&#233;lectionner ses bandes dessin&#233;es. Malgr&#233; tout, il n'est pas rare qu'il ait recours &#224; d'autres avis, en premier lieu ceux de son entourage : pr&#232;s d'un lecteur sur quatre (23%) dit que ses choix font suite &#224; des discussions avec ses proches. Dans une moindre mesure sont consult&#233;s les avis &#233;manant de la presse (par 11% des lecteurs), des sites ou forums consacr&#233;s &#224; la bande dessin&#233;e (par 8% des lecteurs) et des libraires, biblioth&#233;caires (par 8% les lecteurs &#233;galement).&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?rubrique91" rel="directory"&gt;l'enqu&#234;te sur la lecture de bandes dessin&#233;es en france&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?mot124" rel="tag"&gt;lecteur et lecture&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://neuviemeart.citebd.org/local/cache-vignettes/L150xH73/arton605-56078.jpg&quot; width='150' height='73' style='height:73px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le choix des bandes dessin&#233;es &#224; lire est dans une large mesure guid&#233; par les propres aspirations du lecteur qui, dans 85% des cas, d&#233;clare se d&#233;brouiller tout seul pour s&#233;lectionner ses bandes dessin&#233;es. Malgr&#233; tout, il n'est pas rare qu'il ait recours &#224; d'autres avis, en premier lieu ceux de son entourage : pr&#232;s d'un lecteur sur quatre (23%) dit que ses choix font suite &#224; des discussions avec ses proches. Dans une moindre mesure sont consult&#233;s les avis &#233;manant de la presse (par 11% des lecteurs), des sites ou forums consacr&#233;s &#224; la bande dessin&#233;e (par 8% des lecteurs) et des libraires, biblioth&#233;caires (par 8% les lecteurs &#233;galement). &lt;br /&gt;Ces r&#233;sultats globaux restent assez stables selon &lt;strong&gt;l'&#226;ge du lecteur&lt;/strong&gt;. Le choix &#171; par soi-m&#234;me &#187; s'av&#232;re dans tous les cas pr&#233;pond&#233;rants. Tout juste convient-il de signaler que les 18-24 ans sollicitent davantage l'avis de leur entourage (&#224; 30%), tandis que les 30-39 ans consultent un peu plus fr&#233;quemment les sites ou forums de bandes dessin&#233;es (&#224; 15%) et les 50-59 ans les critiques dans la presse (&#224; 17%). &lt;br /&gt;La fa&#231;on dont sont choisies les bandes dessin&#233;es d&#233;pend de &lt;strong&gt;la quantit&#233; lue&lt;/strong&gt; : plus le lecteur est &#171; consommateur &#187;, plus il va prendre conseil aupr&#232;s d'autrui. Parmi les gros lecteurs (100 BD et plus lues durant les 12 derniers mois), si 78% d&#233;clarent se d&#233;brouiller seuls pour choisir leurs bandes dessin&#233;es, ils sont aussi 51% &#224; tenir compte de l'avis de leur entourage (contre 23% en moyenne), pr&#232;s de 30% &#224; s'inspirer des critiques lues dans la presse ou des opinions &#233;mises des sites ou des forums (contre respectivement 11% et 8% en moyenne) et 21% &#224; suivre les recommandations des libraires (contre 8% en moyenne). &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Selon les genres de bandes dessin&#233;es lues&lt;/strong&gt;, il ressort que seuls les lecteurs de romans graphiques (entre autres) et les lecteurs mangas (entre autres) se distinguent v&#233;ritablement. Les premiers sont plus &#224; la recherche d'avis quels qu'ils soient (+5 &#224; +6 points par rapport &#224; la moyenne), les seconds consultent plus des sites ou forums d&#233;di&#233;s &#224; la bande dessin&#233;e (&#224; 18%) et &#233;changent plus avec leur entourage (&#224; 29%).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Pour choisir vos bandes dessin&#233;es&#8230; &#187; :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;(plusieurs r&#233;ponses possibles)&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2153 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;img src='http://neuviemeart.citebd.org/local/cache-vignettes/L500xH248/Tableau24-1-c7868.jpg' width='500' height='248' alt='' style='height:248px;width:500px;' /&gt; &lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Base : lecteurs de bandes dessin&#233;es &#226;g&#233;s de 15 ans et plus.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les modalit&#233;s de choix des bandes dessin&#233;es peuvent aussi s'appr&#233;hender sous l'angle des crit&#232;res inh&#233;rents &#224; la bande dessin&#233;e elle-m&#234;me. De ce point de vue, il peut &#234;tre constat&#233; que les lecteurs de bandes dessin&#233;es pr&#234;tent plus fortement attention &#224; deux &#233;l&#233;ments : l'histoire et le dessin, qui guident le choix de respectivement 66% et 59% des lecteurs. Le personnage compte dans une moindre mesure, 35% des lecteurs d&#233;clarant en faire un crit&#232;re de choix. Les autres facteurs comme le fait de poursuivre une s&#233;rie (15% de citations), l'auteur (12% de citations) sont en regard sensiblement moins pris en consid&#233;ration. &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Selon la tranche d'&#226;ge des lecteurs&lt;/strong&gt;, l'histoire et le dessin constituent toujours les deux crit&#232;res les plus importants, exception faite des 15-17 ans pour qui le personnage devance, de tr&#232;s peu, le dessin (46% de citations contre 43%). En outre, plus le lecteur est &#226;g&#233;, plus il tend &#224; prendre en consid&#233;ration l'auteur (22% des 60 ans et plus et 21% des 50-59 ans sont dans ce cas, contre seulement 2% des 15-17 ans). &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Selon les genres de bandes dessin&#233;es lues&lt;/strong&gt;, les diff&#233;rences en termes de crit&#232;res de choix s'av&#232;rent relativement mineures. Il peut juste &#234;tre observ&#233; que les lecteurs de romans graphiques et de mangas (entre autres) semblent un peu moins privil&#233;gier le personnage (&#224; 27% pour les premiers et 28% pour les seconds, contre 35% en moyenne).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Pour vous, quels sont les deux crit&#232;res les plus importants dans le choix d'un BD ? &#187; :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;(deux r&#233;ponses possibles)&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_2154 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt; &lt;img src='http://neuviemeart.citebd.org/local/cache-vignettes/L500xH285/Tableau24-2-e7199.jpg' width='500' height='285' alt='' style='height:285px;width:500px;' /&gt; &lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Base : lecteurs de bandes dessin&#233;es &#226;g&#233;s de 15 ans et plus.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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