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oubapo

par Marion Lejeune

[Février 2015]

L’Oubapo, l’Ouvroir de Bande dessinée Potentielle, rassemble une communauté d’auteurs et de théoriciens qui ont à cœur d’explorer les potentialités de la bande dessinée dans un esprit ludique.
François Ayroles, Anne Baraou, Gilles Ciment, Jochen Gerner, Thierry Groensteen, Patrice Killoffer, Etienne Lécroart, Jean-Christophe Menu et Lewis Trondheim constituent son noyau dur, malgré le départ de Thierry Groensteen en 1999. Autour de ces membres, les collaborateurs occasionnels sont nombreux : Stanislas Barthélémy, Emmanuel Guibert, Mattt Konture, Vincent Sardon, etc. Fort de son succès et de l’intérêt qu’il suscite, l’Oubapo compte maintenant des membres étrangers, Matt Madden, américain, Sergio Garcia, espagnol, ainsi qu’Alex Baladi, Ibn El Rabin et Andréas Kündig, tous trois suisses.


L’Oubapo se distingue par la diversité de ses voies d’expression. À ses séances de travail s’ajoutent les publications d’anthologies (les Oupus, le dernier datant de 2014), d’albums de ses membres, de planches dans la presse (une par jour durant l’été 2000 dans Libération), les expositions (galerie Anne Barrault en 2003, musée de la bande dessinée d’Angoulême en 2013), les performances dans des salons ou des festivals (Bastia et Lucerne en 2003, Angoulême en 2013) ainsi que les ateliers et conférences proposés par ses membres au grand public.

Si l’Oubapo, dont le nom a été choisi pour son allusion au cri du marsupilami, naît officiellement le 28 octobre 1992 et se réunit pour la première fois le 26 février 1993 à l’atelier Nawak à Paris, il est le fruit du contexte de la fin des années 1980. L’époque, « mélange de sclérose et d’effervescence » (Menu, 1996 : 10), témoigne de l’aspiration d’une frange de théoriciens et d’artistes à une nouvelle approche, autant théorique que pratique, de la bande dessinée.
C’est au colloque de Cerisy-la-Salle, « Bande dessinée, récit et modernité » en 1987, un des colloques pionniers consacrés au médium, que naît véritablement l’idée de pratiquer la bande dessinée sous contrainte. Jean-Christophe Menu, Lewis Trondheim et Thierry Groensteen, trois des futurs membres fondateurs, y sont présents et le dernier cité organise un atelier de « bandes dessinées oulipiennes », comme il en propose par ailleurs aux étudiants de la section bande dessinée d’Angoulême, d’où sortira François Ayroles, futur oubapien.

La création de l’Oubapo est aussi étroitement liée à un deuxième acteur des métamorphoses de la bande dessinée à cette époque : la maison d’édition indépendante l’Association, fondée en 1990. Jean-Christophe Menu, Lewis Trondheim et Killoffer contribuent d’ailleurs à la naissance des deux structures, apparues dans la continuité l’une de l’autre, mais tous les auteurs oubapiens sont en général des représentants de la bande dessinée alternative. Dès ses débuts, l’Association prépare le nid de l’Oubapo en publiant des exercices oubapiens par anticipation dans la revue Lapin et des récits à contraintes plus longs, comme Moins d’un quart de seconde pour vivre, de Menu et Trondheim, en 1991. C’est le No.1 du Rab de Lapin, la feuille d’informations destinée aux adhérents de la maison, qui annonce la création de l’Oubapo.
Ce lien originel entre l’Oubapo et l’Association a beaucoup contribué, à travers les publications, à donner un débouché pratique ainsi qu’une visibilité rapide aux travaux oubapiens. Aujourd’hui encore, l’Oubapo et l’Association continuent de fonctionner en tandem, en dépit des bouleversements qu’a connus la maison d’édition et du rythme de réunion erratique des oubapiens : elle publie toutes les anthologies de l’Oubapo et la majorité des œuvres oubapiennes dans une collection dédiée.
Leurs positions artistiques et militantes contribuent aussi à rapprocher les deux structures. L’Association se donne pour mission de proposer une bande dessinée en noir et blanc, de longueur et de format divers, axée sur des genres peu explorés et en rupture avec la production mainstream. L’Oubapo, dont le défi est d’user de façon inventive des conventions graphiques et narratives, s’inscrit dans la continuité de ce projet. Jean-Christophe Menu, dans un manifeste liminaire à l’Oupus 1, plaide pour la visibilité d’une bande dessinée adulte dont l’Oubapo serait une des manifestations. Le terme d’« avant-garde » qui apparaît sous sa plume est révélateur de l’exigence d’un projet qui souhaite sortir la bande dessinée de l’enfance pour en faire un art capable et conscient.

Ce désir de légitimation s’exprime aussi à travers le lien qui lie l’Oubapo à des structures préexistantes reconnues. C’est avec l’aval de Paul Gayot, membre du Collège de Pataphysique et de Noël Arnaud, membre de l’Oulipo qui, à l’époque, présidait tous les ouvroirs, que l’Oubapo s’est créé. Le nom de l’Oubapo, mot-valise calqué sur celui de l’Oulipo, le rattache explicitement à une communauté de pratiques artistiques liées à la contrainte, auxquelles l’Oulipo a le premier ouvert la voie. L’Ouvroir de littérature potentielle, créé en 1960 par François Le Lionnais et Raymond Queneau, mène un travail qui consiste à inventorier des contraintes littéraires, en créer de nouvelles et les appliquer à l’écriture de textes (poèmes ou prose), un projet dont s’est inspiré l’Oubapo à l’échelle de la bande dessinée.
Outre qu’elle signale une proximité des démarches (l’Oubapo a par exemple été plusieurs fois l’invité des « Jeudis de l’Oulipo »), l’apparition de l’Oubapo dans le sillon d’une structure majeure comme l’Oulipo est une façon de légitimer la naissance du jeune ouvroir autant que le médium auquel il se consacre.
En 2012, la cooptation d’Etienne Lécroart comme membre de l’Oulipo, sans qu’il cesse pour autant d’être oubapien, confirme cette reconnaissance acquise par la bande dessinée oubapienne et ses praticiens auprès de la structure mère.

L’Oubapo revendique une pratique réflexive de la bande dessinée à travers l’exploration de ses potentialités. À l’instar des oulipiens, les oubapiens se proposent de construire le labyrinthe d’où ils auront à sortir : la contrainte, définie par Marc Lapprand comme « l’agent déclencheur d’une potentialité dans un système » (Lapprand, 2004 : 30), est leur outil privilégié.
On peut distinguer les contraintes « transformatrices », qui s’appuient sur une bande dessinée préexistante pour en créer une version différente, des contraintes « génératrices » qui, elles, produisent des bandes dessinées entièrement inédites (Groensteen, 1996 : 17). Les contraintes génératrices comptent notamment la restriction iconique, plastique et énonciative, l’itération iconique, la plurilecturabilité, la réversibilité, le recouvrement, la consécution aléatoire, la distribution réglée, l’ordonnancement géométrique. Parmi les contraintes transformatrices, on trouve l’hybridation, la substitution, l’expansion, la réduction, le recadrage, la réinterprétation graphique, la méthode S+7.
La liste ne saurait être exhaustive, sachant que les oubapiens s’efforcent d’innover en permanence. Le Journal directeur, dernière anthologie en date de l’Oubapo, se base tout entier sur une contrainte transformatrice inédite liée à la spécificité du support auquel elle s’applique, en l’occurrence un numéro du journal Libération daté du 14 février 2012. Les oubapiens redessinent les images du journal (photos ou illustrations) pour créer un récit, la contrainte principale étant qu’ils doivent les conserver dans l’ordre de leur apparition dans le journal.

Les contraintes peuvent s’appliquer à l’échelle d’une case, d’un strip, d’une planche ou d’un album entier. Elles peuvent aussi se multiplier à l’échelle d’une seule œuvre, comme dans L’Élite à la portée de tous, où Etienne Lécroart applique des contraintes de plurilecturabilité (une même vignette s’intègre à différentes séquences, ce qui permet autant de lectures dans des sens variés) et d’itération iconique (qui implique de bâtir toute une séquence autour d’une seule image). La forme courte prédomine cependant largement.
Certaines contraintes, comme le palindrome ou l’expansion, sont héritées de l’Oulipo. 99 exercices de style, de Matt Madden, série de variations autour d’une même anecdote, revendique par exemple sa filiation avec le célèbre livre oulipien de Raymond Queneau. Cependant, les oubapiens ont très vite adapté ces contraintes. La méthode d’expansion dite « S+7 » qui, chez les oulipiens, implique de remplacer un mot par le septième qui le suit dans le dictionnaire, a été modifiée : en l’absence d’unités minimales en bande dessinée, l’oubapien doit choisir quelle portion du dessin il décide de lexicaliser. Même chose pour le palindrome, où la case remplace la lettre dans le processus d’inversion.
D’autres contraintes, comme la consécution aléatoire qui implique de pouvoir placer les vignettes dans n’importe quel ordre, sont spécifiques à la bande dessinée… mais pas forcément inédites. La réversibilité (ou upside down) a ainsi été inventée par Gustave Verbeck au début du XXe siècle dans The Upside-downs of Little Lady Lovekins and Old Man Muffaro. Le recadrage, une contrainte transformatrice qui consiste à ouvrir l’image sur un hors champ, a été pratiqué par Art Spiegelman dans The Malpractice suite dès 1976. De même, des auteurs contemporains peuvent se montrer oubapiens sans appartenir à l’Ouvroir, comme Marc-Antoine Mathieu quand il utilise une contrainte de plurilecturabilité dans L’Origine.
Si les contraintes ont été pratiquées massivement avant l’Oubapo et continuent de l’être en-dehors de lui, c’est que la bande dessinée est en elle-même un médium riche de contraintes, qui invite assez spontanément à faire jouer ses codes graphiques et narratifs. L’originalité de l’Oubapo est moins due à la nouveauté de ses pratiques qu’à sa constitution en une structure officielle, organisée, faisant de la contrainte la base systématique de son travail.
Il faut souligner que, même quand l’histoire se révèle mince, la vocation expérimentale et théorique de l’Oubapo ne sonne pas le glas du sens et de la narration (Baetens, 1998, 125), pas plus que ses positions avant-gardistes ne la poussent vers l’élitisme. Les oubapiens s’adressent au plus grand nombre et s’efforcent au maximum de maintenir une cohérence narrative dans leurs récits. C’est même toute la difficulté de certaines contraintes, comme celle de consécution aléatoire, où les vignettes, si elles peuvent être placées dans n’importe quel ordre, doivent malgré tout constituer un récit a minima.

La diversité des membres de l’Oubapo (auteurs et théoriciens non dessinateurs) témoigne de la réflexion croisée qui s’élabore sur le médium, même si la pratique est prédominante dans leur démarche. L’Oubapo, en isolant, pour les faire jouer, des codes comme la répétition des personnages d’une case à l’autre, l’ellipse ou le cadrage, aide à mieux comprendre la bande dessinée et contribue à questionner, voire à faire glisser les conceptions que l’on s’en fait. Certains exercices oubapiens de restriction, en produisant des planches muettes ou sans images, ont notamment rendu caduque l’idée reçue qui voulait que la bande dessinée soit une simple alliance de textes et d’images. Ce n’est sans doute pas un hasard si la naissance de l’Oubapo et le renouvellement théorique sur la bande dessinée, porté entre autres par Thierry Groensteen, sont contemporains. Les contraintes de plurilecturabilité valident notamment le concept de tressage, soit la relation des vignettes entre elles par delà leur simple succession linéaire (Groensteen, 1999 : 173).

La bande dessinée oubapienne a des vertus heuristiques qui n’affectent pas uniquement le médium mais aussi sa réception. Le lecteur, aiguillé par la connaissance de la contrainte ou, lorsque celle-ci n’est pas mentionnée, intrigué par l’étrangeté de ce qu’il a sous les yeux, doit mener une lecture critique et attentive, détachée du pur récit. De façon plus spectaculaire, il peut être amené à modifier son sens de lecture (cas de la contrainte de plurilecturabilité, où une planche se lit verticalement aussi bien qu’horizontalement), voire à manipuler ou modifier l’objet qu’il a entre les mains. La contrainte de réversibilité implique par exemple de retourner la bande dessinée, et celle du pliage, de découper et de plier la page pour découvrir un nouveau strip.
Les contraintes transformatrices, quand elles portent sur le patrimoine littéraire (Proust, Freud, Platon pour ne citer qu’eux) ou sur celui de la bande dessinée (Tintin, Michel Vaillant, Placid et Muzo, entre autres), font aussi appel au lecteur, cette fois sur le plan de la connivence culturelle. L’effet d’une substitution (où l’on remplace un des éléments, texte ou image, par d’autres empruntés ailleurs) ou d’une réduction (qui consiste à diminuer le nombre de cases d’une bande dessinée préexistante pour parvenir à un effet de sens inattendu), est porté à incandescence par la connaissance préalable de la planche ou de la séquence détournées.
En cela, les contraintes transformatrices sont aussi la manifestation, toujours par la pratique, de l’ambition patrimoniale de l’Oubapo. En faisant « dialoguer » des auteurs éloignés dans le temps, l’Ouvroir confronte la bande dessinée à sa propre mémoire, sur un mode souvent humoristique et parodique.
L’Oubapo, qui est, rappelons-le, un groupe où règnent l’échange et l’émulation, rapproche aussi les oubapiens entre eux, créant des œuvres singulièrement « mêlées ». Certaines contraintes les amènent à mélanger leurs styles et à travailler à plusieurs, comme celle dite de « double aveugle », présente dans l’Oupus 1, qui implique qu’une planche originale soit redessinée et réécrite par un autre dessinateur et un autre scénariste. L’Oupus 4, paru en 2005, est né de la collaboration des oubapiens, réunis à l’occasion de deux festivals, Bastia et Lucerne, en 2003. La contrainte consistait, pour chaque auteur, à créer de courts strips autobiographiques autour de thèmes choisis. Les cases de chacun étaient ensuite mélangées avec celles des autres, le tout résultant en une bande dessinée hétérogène, à la fois sur le plan du style et des expériences relatées.

On doit aussi à l’Oubapo l’invention « d’objets de bande dessinée » complètement inédits. Anne Baraou et Vincent Sardon lancent Coquetèle en 2002, une bande dessinée en « trois dés » qui, assemblés aléatoirement, peuvent générer 1296 récits. Le « ScrOUBAbble », créé en janvier 2005, est un jeu de société inspiré du Scrabble où les joueurs doivent produire des strips cohérents à partir de cases dessinées par Lécroart. Le « Domipo », lancé en 2009, est un jeu de dominos où chaque tuile est composée de deux cases sur lesquelles figurent entre zéro et six personnages. Dans le respect des règles du domino, le lecteur doit assembler les côtés qui présentent le même nombre de personnages, ce qui génère une bande dessinée au fur et à mesure. Comme lors des performances, ces supports placent le lecteur au cœur de l’invention oubapienne en l’invitant, par le jeu, à faire aboutir la contrainte.

L’Oubapo bouleverse les pratiques de création et de réception au point que les rôles de lecteur et d’auteur oubapiens doivent être envisagés avec souplesse. Il devient difficile de parler de simple « lecteur » quand on a affaire aux jeux sus-mentionnés et à des dispositifs interactifs comme ceux mis en place lors des festivals et des performances, où la participation directe du public est attendue. L’activation du « Pifoumètre », un générateur de strips présenté entre autres lors d’un jeudi de l’Oulipo en avril 2013, a par exemple besoin de l’audience pour fonctionner. Les termes de « joueurs » et de « spectateurs » sont, dans ce cadre, plus adéquats pour désigner les destinataires des travaux oubapiens.
Les auteurs, aux, peuvent se muer en « performeurs », comme lors de l’OuBaPo Show, présenté à de multiples reprises depuis sa création dans le cadre de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image en 2013. La contrainte, loin d’être un simple moyen pour construire un récit, devient alors une fin en soi dont la mise en œuvre, spectaculaire, mérite à elle seule d’être objet d’attention.
Quant aux expositions de travaux oubapiens au musée de la bande dessinée d’Angoulême et à la galerie Anne Barrault en 2003, elles contribuent à la reconnaissance de l’Oubapo et par ricochet, de la bande dessinée. Mais elles engagent aussi, à leur façon, un type de réception « spectaculaire » éloigné à la fois de la lecture et de la performance, où s’exhibe non plus le processus de création mais son résultat en tant qu’œuvre digne d’être exposée et admirée. L’exposition à la galerie Anne Barrault générait par ailleurs une nouvelle forme de contrainte pour les oubapiens : celle de concevoir des œuvres complètement inédites, pensées non pour la planche mais pour être exposées dans un espace physique.

C’est dire que l’Oubapo, qui ne cesse depuis près de vingt-cinq ans d’œuvrer en faveur d’une bande dessinée alternative et réflexive, est un laboratoire où s’inventent non seulement des voies formelles inédites mais aussi de nouvelles façons pour le médium de rencontrer son public, de se donner à voir et à lire.

Marion Lejeune

Bibliographie

Baetens, Jan, « Une déclaration d’indépendance : Oulipo et Oubapo », 9e Art, No.3, janvier 1998. / —, « Contrainte et bande dessinée », in Jan Baetens et Bernardo Schiavetta (dir.), Le Goût de la forme en littérature, Noesis, 2004. / Groensteen, Thierry, « Un premier bouquet de contraintes », Oupus 1, l’Association, 1996. / —, Système de la bande dessinée, PUF, coll. “Formes sémiotiques”, 1999. / —, « La BD sens dessus dessous », Bang !, No.4, automne 2003. / Lapprand, Marc, « Contrainte, norme et effet de contrainte », in Le goût de la forme en littérature, op. cit. / Lascault, Gilbert, « Sept interrogations sur l’OuBaPo », Art Press, No.26, septembre 2005. / Martin, Côme, « Jeux OuBaPo et objets-BDs », en ligne sur le site du9. URL : http://www.du9.org/dossier/jeux-oubapo-et-objets-bds/#footnote_2_2618 / Menu, Jean-Christophe, « Ouvre-boîte-Po », Oupus 1, l’Association, 1996. / —, La Bande dessinée et son double, l’Association, 2011.
Un dossier complet consacré à l’Oubapo est disponible sur NeuvièmeArt2.0 : http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?rubrique62

Corrélats

avant-garde – intericonicité – littérature

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