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Dan Clowes

david boring, vu de l’intérieur

par David Turgeon

[février 2010]

Il y a plusieurs raisons pour admirer le travail de Daniel Clowes et plus particulièrement David Boring, qui est probablement son chef-d’œuvre. Plusieurs raisons, mais qui toutes ou presque relèvent d’une appréciation cérébrale, détachée, et au final un peu déconnectée : c’est que pour le lecteur, le livre se révèle plutôt inconfortable, porteur de malaise, voire carrément — lâchons le mot — hostile.

La critique se place couramment dans cette position paradoxale ; c’est plus fort qu’elle et elle n’a pas à s’en excuser : on ne demande pas aux œuvres d’être gentilles, au contraire. Mais cet inconfort du lecteur n’est pas qu’un bref cahot sur le chemin du génie. Le critique a peut-être trop beau jeu de se contenter d’analyser une telle œuvre de loin, sans passion particulière. Clowes cherche manifestement à provoquer le lecteur, et il me semble qu’en croyant lui échapper, on ne peut qu’y perdre au change. Ne serait-il pas préférable de laisser tomber les gants et de prendre le livre à bras-le-corps ? Essayons.

D’emblée, le titre, David Boring, me prend à contre-poil, un peu comme si mon ennuyeux homonyme par le prénom, c’était moi, et que cette histoire était la mienne, fatalement peu glorieuse. Je sais bien que je peux être ennuyeux. Est-ce la fin du monde pour autant ? La figure du héros ne me dit rien qui vaille.

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© Éditions Cornélius

Coiffé la raie exagérément sur le côté, complet-cravate, imberbe, la mâchoire juvénile, le protagoniste se présente en couverture [1] comme un jeune homme à l’identité aussi fuyante que son regard, qu’il porte en direction d’une jeune femme vue de dos, les fesses prééminentes : un peu trop banal, un peu trop pervers, rien pour rassurer. De fait, hormis le jeune Boring, on ne voit que des femmes sur cette couverture : mais aucune d’entre elles ne semble désirer notre présence, ou la sienne. Sans parler des revolvers : pas moins de deux sont pointés dans notre direction, joignant ainsi l’hostile au désagréable. Le lecteur abordant ce livre ne le réalise pas, mais tout David Boring ou presque est contenu dans cette couverture bien peu invitante. On a presque envie de conclure : tout est dit, on n’a plus qu’à laisser l’inhabitable chef-d’œuvre sur les tablettes.

D’emblée, donc, nous ne sommes pas les bienvenus chez David Boring, d’autant que le livre s’ouvre sur une scène privée, explicite, le protagoniste faisant impassiblement l’amour à une jeune femme pas moins absente.

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© Editions Cornélius

Elle disparaîtra aussitôt du récit pour ne revenir que bien plus tard. Nous l’aurons déjà oubliée, aussi Boring, qui narre sa propre histoire, nous refera les présentations : « Vous souvenez-vous de la jeune actrice de la nuit du 23/2/98 ? » (Pl. 108.) Le retour tardif de la jeune femme est, selon lui, un signe de symétrie narrative : l’histoire ne peut que tirer à sa fin. La jeune femme n’ayant à part ça aucune importance dans le récit lui-même, on pourrait en conclure que cette symétrie traduit un univers bordé d’insignifiance, une vie pour rien. Mais je vais trop vite. Avant de parler de la fin, il faudrait aller trouver le cœur du livre — s’il y en a un.


Les grands romans graphiques nord-américains cachent un grand sujet : Black Hole traite de l’adolescence, Jimmy Corrigan de la solitude, Maus de la relation au père, Louis Riel de la folie mystique. David Boring parle de David Boring. Tout gravite autour du protagoniste comme autour d’un trou noir. Ou plutôt : c’est comme si, à travers les yeux de Boring, le reste du monde ne pouvait apparaître que comme l’expression de ses propres fantasmes. Il y a d’abord la scrapbook girl, le dessin de son « idéal féminin ». Puis il s’avère qu’une incarnation de cet idéal existe bel et bien sous la forme d’une certaine Wanda Kraml — quoique pour le lecteur elle est toujours un dessin —, qui entre alors dans la vie de Boring puis en ressort aussitôt. Cette femme a une sœur, quasiment identique (Clowes ne va pas jusqu’à prétendre qu’elles sont jumelles, on peut s’en étonner), mais déjà mariée. Mais Boring nous explique bien que ce fantasme a une source plus profonde, en la personne de sa propre cousine Pamela. Le lecteur, pas dupe, voit également combien toutes ces femmes idéales ressemblent, en plus jeune, à la propre mère, honnie, de Boring. On en est quitte à rouler les yeux vers le haut, vaguement dégoûté. Reste au critique à souligner l’œdipe, peine perdue, l’auteur l’avait déjà fait pour nous, peut-être pas explicitement mais presque.

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© Editions Cornélius

« Le lecteur perspicace aura remarqué une certaine ressemblance entre Wanda Kraml et ma scrapbook girl préférée », narre Boring en planche 15, alors que, page de face, c’est bien sa mère qui apparaît là, le regard fuyant — fuyant parce que c’est la règle chez Clowes, un personnage regarde toujours ailleurs, autant que possible dans le vide.

Il y a bien une femme dans la vie de Boring qui ne corresponde pas à la scrapbook girl : c’est Dot, lesbienne donc amie fidèle [2] , avec qui il peut discuter, c’est pratique, de femmes, et plus précisément des diverses incarnations de la scrapbook girl. Bref, on n’en sort pas.

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© Editions Cornélius

Mettons que l’on parle de la relation qu’entretient Boring avec le souvenir de son père auteur de bande dessinée, dont il ne lui reste, éventuellement, que quelques fragments de son œuvre. Les comics du père étaient de banales productions aux fins commerciales, parues chez de petits éditeurs faisant alors vainement la guerre aux Marvel et DC. Mais Clowes, via son personnage, ne peut s’empêcher de traiter ce corpus restreint à la manière de ces critiques américains intoxiqués à l’auteur theory : en y cherchant, bien entendu, des traces du créateur biologique et de là, une explication.

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Ça tombe bien, disséqué comme ça, on gagne l’impression de bien le connaître, ce père disparu mis en scène dans quelques extraits épars, par exemple sous le costume du Yellow Streak, ici banni dans la « seconde dimension » par son jeune second du nom de Testor Truehand, sous le contrôle mental d’une sorte de sorcière (pl. 14), possiblement par vengeance pour ce que nous devinons être une infidélité passée (pl. 45). Jolie scène de famille et, surtout, quelle transparence. Que reste-t-il alors à analyser ? Freud lui-même vous offrirait le remboursement de la séance.


Ce qui lui faudrait, à ce David Boring, c’est une bonne guerre… Opportunément, celle-ci est constamment sur le point d’éclater : des terroristes, dit-on, s’apprêtent à envahir les États-Unis. Que fait le protagoniste ? Rien, bien sûr, ça ne l’intéresse pas tout ça, c’est trop loin de lui. Il laisse au reste du monde le soin de s’inquiéter, voire, de manière plus générale, d’émettre toutes les opinions nécessaires sur les sujets qui ne le concernent pas. La fameuse jeune actrice de la nuit du 23 février 1998 est « what the consensus of the day would have held as a perfectly beautiful woman » (pl. 1), façon de dire que lui, Boring, n’y voit rien de particulier. Alors cette guerre imminente : « I don’t know—What difference does it makes if I live or die ? » (Pl. 83.)

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Au plus fort du danger (qui n’est peut-être pas avéré mais qui sait ?), ce sont les autres personnages qui se chargeront de tirer Boring hors d’atteinte en l’emmenant sur une petite île perdue mais heureusement bien pourvue en denrées non périssables (ça tombe vraiment bien). Ainsi isolé, il peut être assuré que la guerre ne le concerne jamais. Le monde peut se remettre à tourner autour de lui. On l’a échappé belle. On l’échappe toujours belle quand on s’appelle David Boring. Même une balle au milieu du front ne suffit pas à le tuer : il se retrouve avec d’affreux maux de tête, il est vrai, mais ceux-ci se conjuguent alors en visions hallucinatoires dont il reste, encore et toujours, l’acteur principal.

Au fond, je ne peux pas trop lui en vouloir, à mon homonyme, de se désintéresser de ce qui se passe autour de lui. Le « consensus du jour », après tout, consiste surtout en images préformatées, hypermédiatisées : Boring, pour sa part, ne regarde pas la télévision, ne lit pas de revues ou de journaux, ne possède pas d’ordinateur. Il faut dire que la seule culture qu’il exhibe vient de lui-même : les films d’amateur qu’il a réalisés autrefois avec Dot et bien sûr, le roman (ou le script ?) dont il est l’auteur et qui forme la narration de l’œuvre qui porte son nom. Mais cette inculture le préserve aussi des bulletins de nouvelles claironnant invariablement, à tort ou à raison, la menace terroriste, inoculant aux millions de téléspectateurs l’angoisse et la paranoïa qui s’imposent en telle occasion. La culture, dans cet univers pas complètement étranger à l’Amérique du Nord contemporaine, est une chose toxique : mieux vaut s’en tenir à distance. Mais pour faire quoi ? Se consacrer à soi, bien sûr, créer sa propre culture personnelle : le solipsisme comme rempart à l’aliénation pure et simple. Vu de cet angle, ce dualisme m’en rappelle un autre plus fameux : l’opposition, dans 1984, entre la culture officielle personnifiée en Big Brother, et la « rébellion » organisée sous l’égide (dit-on) d’Emmanuel Goldstein. Entre les deux, il n’existe rien : pas de tiers parti, encore moins de tons de gris. La solution Boring n’est jamais qu’un pis-aller mais surtout, il est le seul pis-aller qui tienne : à la question « pour ou contre ? » il répond : « contre », ce qui équivaut à un « pour » implicite. La culture construite par David Boring autour de sa personne est tout aussi pauvre, tout aussi incestueuse que celle à laquelle il croit échapper : les mêmes figures y sont répétées, tournent en rond, fondamentalement insignifiantes.

Une interprétation psychologique voudrait que Boring soit pourvu d’un affect défectueux, que bien peu de choses parviennent à aiguiser. Cet engourdissement sentimental expliquerait son apathie face à tout ce qui n’est pas lié aux diverses émanations de la scrapbook girl. Mais l’engourdissement est la règle dans cet univers à la banalité consommée : architecture, décoration, vêtements, tout est exagérément normalisé, aplani : la différence, la physionomie n’existent plus ou presque. Tout est devenu générique, donc interchangeable, y compris, bien entendu, le protagoniste lui-même. David Boring ne serait donc qu’un spécimen parmi d’autres d’une espèce qui reste à nommer — n’en déplaise à ses prétentions à l’individualité.


Une chose est sûre, on ne peut plus lire David Boring aujourd’hui tout à fait de la même manière qu’à sa publication. En 2000, la crainte d’une attaque terroriste en sol américain faisait partie de la paranoïa nationale, certes, mais cette paranoïa était entretenue au premier chef par le même genre de citoyen qui colportera aussi des théories sur l’interférence politique des extra-terrestres et doutera que l’homme soit vraiment allé sur la Lune, entre autres conspirations ; il s’agit de cette population marginale que l’on taxe gentiment là-bas de lunatic fringe.

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Une année passe, et soudain cette menace d’attaque terroriste — imprimée en filigrane tout au long du récit — n’est plus une angoisse désincarnée, elle est devenue bien réelle. Ce qu’il faut comprendre, à mon sens, c’est que les terroristes de David Boring n’ont rien à voir avec ceux du Onze-septembre : leur « invasion », telle que racontée (très furtivement) dans le livre, est trop concertée, trop annoncée, trop vite réprouvée, elle n’est prétexte au fond qu’à infecter de paranoïa l’ensemble de la société. Tout se passe donc comme si David Boring ne racontait pas tout et que, dans ce même univers, il restait à creuser un autre récit à la Fantastic Four — mieux : Watchmen —, où les États-Unis sont menacés par une mystérieuse organisation hostile, à l’emprise tentaculaire, voire que c’est ce récit-là qui est vraiment important, tout caché qu’il est, et que les pérégrinations de Boring ne sauraient être considérées que comme un bruit de fond, une scène entre figurants de troisième plan qui logiquement découlerait des aléas de la situation nationale.

Ce qui découle de cette manière de voir, c’est que, tout « réaliste » que puisse sembler le traitement graphique de Daniel Clowes, il reste un réalisme de comics, lié donc aux tropes et aux clichés du médium, et ce jusqu’à la moelle. On pourrait dire qu’il ne reste que ce « réalisme », qui n’a plus grand-chose à voir avec la réalité. L’aspect générique des décors et des personnages devient une convention poussée jusqu’à l’absurde, comme s’il n’y avait plus rien à illustrer au premier plan et que l’œil du dessinateur, déterminé à raconter tout de même quelque chose, se voyait de fait obligé de suivre des seconds rôles mal esquissés au cœur d’architectures sommaires, dans leur vie aux contours approximatifs.

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Je ne sais pas jusqu’à quel point cette interprétation correspond à un projet de l’auteur. En tout cas celui-ci ne parle jamais explicitement de son travail de cette manière, alors que partout dans son œuvre abondent commentaires et auto-analyses [3], qui coupent l’herbe sous le pied du critique, le forçant à répéter plus ou moins verbatim ce qu’il a lu. À la stérilisation des éléments du récit — décors, personnages — s’ajoute donc une stérilisation du discours, dès lors incapable de générer autre chose que lui-même. Il me semble que cette impotence est, en quelque sorte, la règle dans ce livre : la seule naissance surviendra de manière bien détournée, comme le fruit symbolique de la relation entre David, Dot, et la fameuse cousine Pamela à l’origine du fantasme de la scrapbook girl. Il s’agit en fait du garçon de Pamela, dont elle n’est pas sûre qui est le père, autant dire que le poste est ouvert. Cette intervention impromptue, l’arrivée de la cousine donc, marque le happy end ironique dont Clowes a cru bon gratifier son héros qui a, il est vrai, suffisamment écopé et qui mérite certainement un peu de repos.


Malgré tout l’hermétisme dont il se drape, il serait donc faux de dire que David Boring se suffit à lui-même. Au contraire, de la même manière que l’existence du protagoniste dépend du bon vouloir d’amis, d’alliés et d’un auteur agissant au bon moment — faute de quoi Boring mourrait dès la fin du « premier acte » — l’existence du livre dépend d’un certain style, d’une certaine manière de faire de la bande dessinée, de l’impératif d’imagination que ce médium nécessite et auquel chaque auteur répond avec plus ou moins d’à-propos.

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« Movies are better than comics », dira David (pl. 75), peut-être en ce sens que la caméra a toute la liberté de capter des acteurs déjà formés, des architectures déjà conçues, quand le crayon du dessinateur est obligé tout réinventer à chaque case, même les éléments les plus triviaux. On est alors certainement tenté de devenir schématique : un rectangle noir vertical parsemé de petits carrés blancs deviendra un immeuble ou un gratte-ciel, un nuage sur un poteau un arbre. Clowes, lui, par lucidité, est schématique à outrance.

David Boring ne se suffit pas à lui-même, mais il ne suffit pas davantage à d’autres. Naviguant constamment dans un second degré synthétique, une mimique inadéquate du réel, un pastiche stérile d’une certaine grammaire des comics, le lecteur ne peut, je crois, apprécier ce livre d’une manière naïve ou candide. Il y a en fait, à mon sens, deux manières d’approcher David Boring. Toutes deux en font une œuvre en négatif, lue non pas pour elle-même mais pour ce qu’elle laisse deviner. D’une part on peut lire le récit implicite, explorer en pensée le monde qui y est mis en scène, ce qui revient à trouver à ce monde des correspondances au nôtre. Cette aliénation, cette solitude, cette lassitude sentimentale — d’une certaine manière, ne font-elles pas déjà partie de notre vie quotidienne, de manière moins dramatique certes, mais peut-être plus insidieuse ? Ce qui m’obligerait à corriger mon affirmation précédente : à travers David Boring, Clowes traite finalement de l’engourdissement de l’âme et de son impénétrabilité, sa stérilité subséquentes. Ce qu’il faudrait alors dire c’est qu’avec un sujet pareil Clowes joue réellement avec le feu, qu’il use des pires matériaux pouvant servir à construire une œuvre — car ce sont ces matériaux-là précisément qui tuent la création dans l’œuf —, qu’il le fait forcément avec des gants, de manière lucide, prudente mais sans lésiner sur l’effet. En ce sens on peut applaudir, et deux fois plutôt qu’une, la virtuosité pure et simple qui permet ce paradoxe artistique.

Une autre lecture consiste plutôt à habiter ce récit, à y reconnaître un ami trop facilement disparu, une ancienne flamme trop vite éteinte, un double un peu trop ressemblant, toutes rencontres plus familières qu’on voudrait l’admettre ; d’y rejouer une frustration, une angoisse, une lubie malsaine, une communication rompue ; de se reconnaître soi, aussi, bref de trouver sa place dans ce récit. Et si j’y trouve ma place, dans ce récit, alors c’est qu’il ne l’était pas vraiment, hostile. Il m’attendait, au contraire.

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Article publié dans neuvièmeart 2.0 en février 2010.

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[1Il s’agit de la couverture de l’édition américaine hardcover, parue chez Pantheon, reprise presque intégralement par Cornélius pour la version française.

[2Tout au long du récit, Dot passe d’une relation à l’autre, mais jamais de manière bien saine. Toutes ses histoires, en fait, se terminent de la même façon : la pression sociale oblige sa partenaire du moment à la rejeter. Ceci parce que toutes ses partenaires sont, au fond, confuses par rapport à leur identité sexuelle, que finalement elles s’acoquinent à Dot un peu « pour voir », un peu par dépit aussi. Ce systématisme est bien pratique : on peut tout théoriser en deux phrases. Au critique, que dire de plus ?

[3Le comble étant atteint dans Ice Haven, avec le personnage du critique de bande dessinée analysant l’œuvre d’un certain Daniel Clowes.

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