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la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image

la lecture de bandes dessinées : enquête nationale

responsabilité et éléments de méthodologie

Lancée par la Bibliothèque publique d’information (Service étude et recherche), l’enquête a bénéficié du concours du Service du livre et de la lecture de la Direction générale des médias et des industries culturelles du ministère de la Culture et de la Communication et du Département des études, de la prospective et des statistiques du même ministère de la Culture et de la Communication. Elle a été réalisée par TMO Régions sous la direction de Jacques Bonneau et Vincent Guillaudeux, avec la collaboration d’Arnaud Crépin. Le comité scientifique de l’étude était composé de Christophe Evans et Françoise Gaudet pour la BPI, Olivier Donnat et Sylvie Octobre pour le DEPS, Iegor Groudiev et Jean-François Hersent pour le SLL. Gilles Ciment, directeur général de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, et Thierry Groensteen, théoricien et historien de la bande dessinée, y participaient en tant qu’experts.

méthodologie

Réalisée en mai et juillet 2011, cette enquête repose principalement sur l’interrogation directe, par téléphone ou en ligne via l’internet, de 4.580 personnes âgées de 11 ans et plus. En complément, 401 enfants âgés de 7 à 10 ans ont été indirectement interrogés par l’intermédiaire de leurs parents.
Le questionnaire de l’enquête a été adapté selon les âges : une version complète de plus de 130 questions a été administrée aux adultes de 18 ans et plus, qui intégrait quatre questions simples concernant les pratiques des enfants de 7 à 10 ans présents au foyer ; une seconde version complète, avec des exemples adaptés de types de bandes dessinées, a été administrée aux jeunes de 15 à 17 ans ; une troisième version allégée a enfin été administrée aux enfants de 11 à 14 ans. Ce questionnement différencié permet d’expliquer qu’on ne dispose pas tout à fait des mêmes informations en fonction des différentes tranches d’âge.
Le recours à un mode d’administration mixte des questionnaires (téléphone et panel en ligne) a été motivé par le fait qu’il paraissait difficile d’assurer une bonne représentativité de l’échantillon sur la population des 15-25 ans (notoirement peu équipés de téléphones fixes mais massivement connectés). La tranche d’âge des 30-39 ans a été interrogée selon les deux méthodes de passation afin de contrôler les écarts causés par les différents modes d’administration du questionnaire. L’échantillon principal des personnes âgées de 11 ans et plus a été construit selon la méthode des quotas pour le sexe, l’âge, la profession et catégorie sociale ainsi que le lieu de résidence de la personne interrogée. Il a fait l’objet d’un redressement pour corriger notamment un effet de sur-représentation des personnes les plus diplômées et les écarts constatés entre enquête téléphonique et enquête en ligne.
Afin de couvrir l’ensemble des pratiques, une définition large du domaine a été privilégiée. Le champ de l’étude comprend les bandes dessinées imprimées et numériques, les albums mais aussi les magazines spécialisés de bandes dessinées. Il ne couvre pas en revanche le dessin d’humour ni les strips (séries en quelques cases) qui paraissent régulièrement dans la presse. Pour observer comment se répartissent les goûts et les lectures des Français entre les différentes catégories de bandes dessinées, cinq familles ont été distinguées : albums traditionnels, séries franco-belge ou européennes ; journaux d’humour et de bandes dessinées ; comics et autres bandes dessinées américaines ; mangas et autres bandes dessinées asiatiques ; romans graphiques et bandes dessinées alternatives.


télécharger la synthèse de l’enquête dans Culture études (les chiffres de cette synthèse se rapportent à la population de 11 ans et plus).